Bordeaux

Avis de passion à la Lucarne avec « du vent sous les paupières »

Ce weekend, le théâtre La Lucarne accueillait la compagnie la Marge Rousse avec cette création originale de Patrick Cailleau qui réunissait Nicolas Birot et Maureen Depecker.

La pièce s’ouvre sur un intérieur, une nuit d’été, un grillon frotte ses ailes et le voile d’un grand rideau frémit sous la brise du soir. Dans la pénombre, on devine la silhouette d’une femme qui pénètre sans bruit dans la pièce et s’allonge sur le canapé. Bientôt un homme rentre à son tour et découvre la femme avec stupéfaction, il ne l’avait pas vu depuis sept ans et cette visite le bouleverse.

La confrontation se veut amicale, mais rapidement le passé ressurgit et la tension monte crescendo. La femme énigmatique parle peu, elle ne crie pas et laisse l’homme déverser son amertume. Pourquoi est-elle là ? C’est tout le propos de l’histoire. Il est auteur, dessinateur, jardinier, auteur de pièce de théâtre ? Tout cela à la fois ? Une chose est sûre c’est qu’elle, elle est actrice de cinéma. Un face à face parfois troublant comme si cette rencontre n’était que le rêve de cet homme. Dans la pièce le personnage s’exclame « je parle comme j’écris, c’est ridicule ! » et pourtant c’est bien ce langage souvent poétique, violent et imagé qui fait tout l’éclat de cette pièce. Des rebondissements viennent pimenter le récit et secouer les certitudes du spectateur.

La mise en scène et le texte sont de Patrick Cailleau. Il crée une ambiance où la torpeur et la lumière de l’été écrasent les personnages qui luttent entre passion et haine. Les deux acteurs sont parfaits, Maureen Depecker toute en retenue est terriblement expressive et Nicolas Birot joue avec la violence de celui qui voudrait tourner la page sans refermer le livre.


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