Bordeaux

BD Avenue ; la caverne d’Ali Baba du 9ème art.

Née début août, BD Avenue (4 cours de l’Intendance) est un petit peu plus qu’une simple librairie de bandes dessinées. En rencontrant son responsable, Jean-Luc Castrec, on découvre qu’elle constitue un lieu original. Outre sa superficie (450 m²) ou son association avec un espace de restauration, sa singularité tient à son concept qui privilégie l’innovation.

Pas de large vitrine sur rue, juste une grande statue de Tintin pour signaler le magasin, dont l’entrée fait plus songer à un salon de thé qu’à une librairie. Mais quand il descend au sous-sol, vers l’espace BD, le visiteur est accueilli par un impressionnant Deadpool transformé en gardien de la caverne d’Ali Baba. Car c’est à cela que fait penser ce magasin, non pour son agencement. Ici aucun désordre, tout est impeccablement rangé avec de larges allées. Mais par sa richesse, le lecteur peut y trouver toutes les nouveautés et des collections complètes en franco-belge comme en mangas et en comics, avec au total plus de 10 000 références d’albums en magasin. En outre «  l’offre ne se limite pas aux seuls ouvrages figurant sur les catalogues actuels des éditeurs », précise Jean-Luc Castrec qui insiste sur la volonté de Marc Faujanet, propriétaire et fondateur de BD Avenue, d’offrir aussi des pièces rares : qu’il s’agisse de tirages de tête ou même de premières éditions. Véritable trésor de la caverne, celles-ci occupent deux pans de murs qui feront rêver tous les bédéphiles, à commencer par les tintinophiles.
Jean-Luc Castrec
Toutefois le côté caverne d’Ali Baba vient surtout de la place faite à la para-BD avec quelque 600 ou 700 objets, des petites voitures au 1/43e de Tintin ou Spirou aux statues de Spirou et Fantasio en colonels de l’armée palombienne et à « Rackham » l’impressionnante maquette de l’A 320 des Brussels Airlines, inspiré du sous-marin requin de Tournesol, qui prend son envol au cœur du magasin.
Loin de jouer un simple rôle de figurant, la para BD est bien un acteur majeur de BD Avenue. Mieux encore elle s’offre même le luxe de faire du magasin une passerelle vers la création. En flânant fans la caverne d’Ali Baba du 9e art, le visiteur découvre de petites plaques décoratives en plexiglas avec Gaston, les Schtroumpfs ou le Marsupilami. Pour tout un chacun ce sont de jolis petits cadeaux pas chers. En fait ils constituent l’avant-garde d’un nouveau support pour l’art (le print art) et d’un projet industriel bordelais, ou plus exactement pessacais : Grâce à de nouveaux types d’imprimantes, il est possible de réaliser des œuvres sur des matériaux durs comme le carton, le bois ou le plexiglas.
Les trésors de la caverne
Marc Faujanet s’en est équipé, a créé la marque « Print to Art » et a acquis des licences de titres majeurs de la BD, comme Gaston, Boule et Bill ou Blake et Mortimer. BD Avenue est à la fois le laboratoire de l’innovation et la vitrine de cette nouvelle activité qui est appelée à s’étendre à de nombreux secteurs, comme la réalisation d’objets décoratifs ou publicitaires.
D’autres licences étant en cours de négociation, nul doute que l’actualité de BD Avenue promet d’être fournie. D’autant plus qu’aux créations de Print to Art viendra s’ajouter un riche programme d’animations avec des signatures et rencontres, dont la première sera la sortie du nouveau volume de « Châteaux Bordeaux », Eric Corbeyran et Espé viendront à la librairie pour une séance de dédicaces le samedi 9 septembre de 15 à 19 heures.

Ecrit par Antoine Lebegue


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