Bordeaux

Christian de Portzamparc à l’Institut Bernard Magrez lors des Nuits du Savoir.

Agora, Biennale de l’architecture et du paysage de Bordeaux aborde de nombreuses thématiques dont le but est de questionner la ville, ses fonctions, son aménagement, ses habitants et leurs besoins, non seulement de logements mais aussi d’espaces de circulation, de déambulation et de loisirs, qu’ils soient culturels, sociaux, ou encore agricoles.

Les événements d’Agora expositions, performances ou conférences attirent toutes sortes de public du professionnel architectes, urbanistes, sociologues, entrepreneurs au profane tels les citoyens curieux de ce qui constitue la Ville. La question de la Ville est une des recherches occupant Christian de Portzamparc. La parution de son dernier livre « les dessins et les jours » est l’occasion qu’ont choisi AGORA et l’institut Bernard Magrez pour l’inviter ce vendredi soir 15 septembre. Christian de Portzamparc, Pritzker Prize en 1994 et lauréat du Grand prix de l’urbanisme en 2004, est mondialement connu. Il réalise des projets urbains de grande envergure et de diverses typologies (musées, salles de concert, building, quartier) au Brésil, en Chine ou à pour le Grand Paris en réinventant par exemple le quartier de la gare TGV Paris-MASSY.

Christian de Portzamparc parle de notre conscience d’être en tant qu’Homme. Il explique à un auditoire très attentif et nombreux que nous sommes des êtres d’espace et de langage possédant un dialogue à la fois interne et externe. Ainsi, nous sommes "topos" et "logos" c’est à dire situés et en mouvement. L’espace selon lui est une hiérarchie de la proximité. Le progrès technologique dans l’architecture comme dans bien d’autres domaines a amené des révolutions dans les formes mais en fait travailler un quartier, faire un bâtiment cela revient à réfléchir à l’espace.
Depuis ses plus jeunes années, Christian de Portzamparc écoute les habitants, notamment, des villes nouvelles construites ex nihilo ou à partir de cœur de villages situés autour des grandes métropoles.

Ces habitants parlent de leurs malaises : « leurs espaces étaient trop étroits, il y avait peu d’espaces pour la rencontre, la convivialité, etc..  ». En effet, sur la base des travaux de Le Corbusier et de Frank Lloyd Wright, les villes modernes ont souvent été construites autour de grands axes routiers enveloppant des fonctionnalités (commerce, habitation, zone industrielles,..etc) différentiées et séparées.
La ville est ici une juxtaposition de fonctions, d’où le concept de « zoning » qui ne permet pas la rencontre, rendant ainsi la vie difficile. Tout ceci conduit Christian de Portzamparc à positionner au cœur de sa réflexion la question de la rue. La rue est une invention de 480 av J.C., avec Le Corbusier c’est la mort de la rue. A contrario, Christian de Portzampac la replace au centre rendant ainsi l’espace accessible à la vie à taille humaine.

Il termine sa conférence en expliquant qu’il est nécessaire, aujourd’hui, en architecture et en urbanisme de « tordre le cou à quelques grands principes du XXème siècle :
L’idée que le programme prime sur le lieu et l’universel prime sur le cas
La technique réglera tout
Le nouveau doit être complètement différent de l’ancien voire son contraire  ».
En résumé selon lui, l’économie d’aujourd’hui va très vite, les demandes de rentabilité sont de plus en plus élevées, sur des temps de plus en plus courts. Il faut défendre le fait que l’aménagement d’une ville d’un quartier ou tout autre programme immobilier doit prendre en compte les besoins essentiels de l’être humain. Ce dernier dans sa complexité bâtit et détruit en même temps pour son bien-être et son mal vivre.


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