Fillon, Macron, le grand chambardement ?



Publié le 24 janvier 2017 à 11:17

Politique

Les observateurs, même les moins attentifs, ne manquent pas de souligner une évidence selon laquelle il apparait qu’au-delà de la carte du parti républicain, les français selon qu’ils sont Fillonistes, Sarkozystes ou Juppéistes ne sont pas les mêmes gens et n’expriment pas exactement la même sensibilité ni la même vision de la vie, ni le même goût pour les solutions radicales.


LR, union fragile !

Sans pour autant empêcher cette fameuse union en route pour les présidentielles, nul doute que pour un certain nombre d’adhérents du parti LR, ce nouveau rassemblement évoque plus le mariage forcé que l’union libre.
Deux mois après l’élection, l’union clamée haut et fort, surtout par les vainqueurs, semble toujours avoir beaucoup de mal à rallier les français. Le programme d’un François Fillon convaincu du bien-fondé de ses options ne séduit pas l’électeur moyen qui n’a que très peu à voir avec le Filloniste militant convaincu qu’il faut tout renverser.
La droite Sarkozyste désormais affiliée au mouvement, pour ne pas dire à la remorque des vainqueurs, même élégamment revisitée par un François Fillon calme et brillant lors de l’élection primaire, reste cependant rejetée par une grande majorité de Français, ce qui ne devrait pas simplifier le parcours à venir de cet attelage pas vraiment homogène..

Une importante recomposition ?

La probable victoire de Benoît Hamon à la primaire de la gauche, la percée fulgurante d’Emmanuel Macron, les bons sondages d’une Marine Le Pen pourtant peu active dans la campagne, laissent augurer une importante recomposition du paysage politique français dans les semaines qui viennent, recomposition inquiétante surtout pour le PS, si comme il semble prévisible, nombre de socialistes pas plus Hamoniens que Montebourgeois rallient en masse l’impétueux et talentueux Macron à l’issue de la primaire.
Benoît Hamon
Quel modernisme et avec qui ?

Indépendamment des considérations et analyses plus ou moins subtiles à propos d’Emmanuel Macron, entre moderniste vintage, libéral solidaire, patron d’une auberge espagnole, candidat au programme absolument vide, alchimiste qui prétend transformer le plomb en or, bulle médiatique, beau parleur. La côte de l’étonnant candidat ne cesse pourtant de monter et en ralliant un électorat jeune, il est en passe de ringardiser les candidats PS et LR. La question du passage du discours à l’acte reste cependant posée, et surtout avec qui ? Dès lors que son ni droite ni gauche ne simplifie rien, le pari est risqué. …

Un programme ou une purge ?

La politique ne se limitant en aucun cas, à un programme aussi complet et sérieux soit-il, souffre selon la version de François Fillon d’un manque évident d’enthousiasme et de souffle et d’un sérieux aussi peu entrainant que la perspective d’une retraite monastique.
Nombreux sont ceux qui dans l’entourage du candidat s’en inquiètent et demandent de veiller à insuffler l’optimisme et l’espoir, plutôt que d’apparaître comme les tristes porteurs de la punition salvatrice.
L’envie, le plaisir et l’émotion font aussi défaut selon nombre de conseillers du candidat, de quoi se demander si après avoir endossé les costumes de 1er ministre, puis de candidat à la primaire, François Fillon était bien rentré dans celui de candidat à la présidence. Certains parmi les malveillants ne manquent pas déjà d’évoquer qu’il ne serait peut-être pas fait pour lui.

Sérieux ou austère ?

Désireux d’être fidèle à ses convictions et de poursuivre sa route sans distribuer de fausses douceurs et de fausses promesses, François Fillon ne devrait cependant pas oublier qu’être enthousiasmant et rassembleur ne conduit pas nécessairement au manque de sérieux, que tout est question de dose et qu’il est important de la trouver.
Le soir des primaires, un électeur Filloniste enthousiasmé me confiait avec force qu’il n’était plus question de céder ni à la moindre contestation, ni au moindre soubresaut de l’opinion publique, tant il était urgent de réformer. Aucun problème pour lui du côté de la cohésion nationale.
A ce jour, une fois la liesse enivrante passée, nous sommes loin des déclarations triomphantes et autres certitudes selon lesquelles l’élection présidentielle allait être une formalité pour la droite.
L’enthousiasme exagéré n’est que très rarement de bon conseil !


Dominique Mirassou


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