Bordeaux

Impact Summit 2018 à Bordeaux : quand l’économie et l’environnement vont de paire

Le 31 mai a eu lieu au sein du cinéma UGC une soirée pensée et organisée par Solylend, dont le but était de mettre en lumière les acteurs du changement, ceux qui vivent dans le monde de demain.

Courtes conférences successives, tables rondes, cocktail dînatoire, tout un programme qui avait pour objet un enjeu actuel crucial : le développement d’une économie positive, face à une réalité écologique dramatique ignorée par le schéma de développement économique mondial. De nombreux entrepreneurs, présidents d’association, inspirateurs en sont toutefois conscients et certains d’entre eux ont tenu à être au rendez-vous, désireux de mettre à l’honneur des initiatives concrètes, de partager leur expérience et de motiver chaque personne à se mobiliser à son échelle pour un monde de demain plus vert et plus responsable. Le public a répondu à l’appel du 31 mai en très grand nombre, au-delà de toute attente. Il suffisait de voir la surprise visible sur le visage du créateur de Solylend Nicolas Pereira, « cela fait plaisir de voir que cette thématique intéresse autant » indique-t-il. Une thématique qui a par ailleurs attiré toutes les tranches d’âge : les jeunes étaient étonnamment nombreux, révélant le souci qu’ils ont pour leur avenir. Les attentes étaient également variées : certains étaient présents par simple curiosité comme Véronique qui s’intéresse au développement durable mais qui ne connaissait aucun intervenant. D’autres avaient un lien plus étroit avec l’événement comme Michel et Clara, des militants qui font de l’épargne solidaire sur Solylend, ou encore Jean-Christophe qui travaille dans la start-up French Poupon dans l’éco-système Darwin et qui venait écouter ce qui allait se dire en terme de prévention sur la santé.

La parole aux change makers
Avant la succession de conférences et de tables rondes, l’animateur Aurélien Essertel touchait directement le public en rappelant les faits de grêle du 26 mai et ses dégâts à Bordeaux, pouvant être interprétés comme une « invitation de Dame Nature à changer quelque chose ». Le ton était donné. Il a par ailleurs insisté sur l’importance de relier l’économie et l’écologie pour construire une société saine, avant de prononcer une citation de Saint-Exupéry : « Nous n’héritons pas de la terre de nos ancêtres, nous l’empruntons à nos enfants  ». Intervenait alors Nicolas Pereira, faisant d’abord part de l’absence de Nicolas Hulot pour conflit d’agenda et celle d’Audrey Pulvar et Cyrielle Hariel pour problèmes de transport avant de tourner avec humour cette absence en positif : « l’une n’a pas pris l’avion, au moins elle a respecté le thème de l’écologie ». Une quinzaine d’entrepreneurs et de présidents d’associations ont alors présenté leur projet à impact environnemental et social, avec une dimension concrète et crédible puisqu’« aujourd’hui on ne croit plus aux promesses, on veut de l’action et des résultats » indiquait Nicolas Pereira. Il y avait par exemple Thomas Samuel, le fondateur de Sunna Design, qui a chosi de parler du lancement d’un kit solaire intelligent au Sénégal à travers son amitié émouvante avec Elie Paul, qui n’avait pas l’électricité dans son village. Grégory Louis, co- fondateur d’Entomofarm, était aussi présent pour parler de l’initiative audacieuse de lancer le premier élevage d’insectes. Pour que ces projets marchent sur le long terme, il faut évidemment que leur impact soit concilié avec la rentabilité financière. Nicolas Pereira a expliqué le fonctionnement de cette économie nouvelle et respectueuse de l’environnement : « sur la plateforme Solylend, chaque particulier peut financer le projet de son choix à des entreprises à impact qui ont besoin de financement. Ce prêt est remboursé chaque mois, avec un taux d’intérêt ». Cela permet au particulier de trouver un sens dans l’épargne. Les tables rondes ont eu pour thèmes l’avenir de l’agriculture ou encore la gestion des déchets, et ont fait appel à divers change makers comme Philippe Barre, le co-fondateur de l’éco-système Darwin, ou encore Dominique David, députée de la République En Marche !

Un bilan prometteur
Que retenir de ce premier Impact Summit à Bordeaux ? Le bilan est principalement positif si l’on se fie à l’avis du public. De manière générale, tant d’initiatives concrètes qui vont dans le bon sens ont suscité de l’intérêt et de l’enthousiasme. Les choses bougent partout, à l’échelle locale comme à l’échelle mondiale et cela s’est ressenti. Paul a été surpris par « la variété et l’originalité » des différentes propositions, ainsi que par le « caractère innovant » de beaucoup d’entre elles. Le fait que les projets étaient tournées autour du financement responsable a agréablement surpris Maxence. Avec la multiplicité des intervenants, chacun pouvait y trouver son compte, découvrir un projet en accord avec ses convictions et ses envies. Aurèle a été particulièrement sensible aux projets ayant à cœur le développement des pays africains. Au final, la soirée en a motivé plus d’un à s’investir d’avantage dans la cause écologique. Certains points faibles méritent tout de même d’être notés. L’absence du ministre Nicolas Hulot a fait quelques déçus comme Marie-Christine qui aurait aimé avoir son point de vue. Pour sa part, Julien aurait aimé voir plus de débats d’idées, jugeant que les intervenants sont parfois « restés en surface ». Malgré ces quelques défauts soulevés, il est indéniable que l’Impact Summit 2018 a eu un fort impact. Ce succès annonce que du positif pour le deuxième qui aura lieu l’année prochaine.


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