Bordeaux

Le rôle de l’Agence de l’Alimentation Nouvelle-Aquitaine

Interview : Julien TOUEILLE , Responsable Pôle Communication AANA, nous explique les nouveautés, les valeurs, et le futur de l’AANA au sein du Salon de l’Agriculture 2018 : rencontre.

Qu’est-ce que l’Agence de l’Alimentation Nouvelle-Aquitaine ?
Une agence de la région pour valoriser tous les produits régionaux. Donc on fait à la fois les promotions grand public sur les évènements comme le Salon de l’agriculture ici à Bordeaux mais aussi à Paris, et sur pas mal de manifestation. On travaille aussi dans toute la région, comme à Limoges, des manifs sur Biarritz, à Angoulême. On essaye d’être présent dans toute la Nouvelle Aquitaine. Et on travaille avec toutes les filières, avec les 217 produits sous signature de qualité de la région. Il y a des produits très connu, le jambon de Bayonne, les huîtres d’Oléron, la viande du Limousin. Mais il y a aussi d’autres petites productions, un peu moins connues. La région est partenaire depuis le début du Salon, ça fait de très nombreuses années. Donc nous, on regroupe les stands de plusieurs filières : vous avez la filière viande avec les bouchers, on travaille avec InterBev Nouvelle-Aquitaine, le stand de la pêche maritime et fluviale donc qui regroupe (...) Sur le Salon, c’est vraiment de la découverte, expliquer les modes de production, faire goûter le produit. Ce n’est pas de la vente, c’est de la transmission. On valorise, on explique aux enfants. On a comme dernière filière le pôle BIO. On a un pôle d’animation culinaire, avec le Chef Christophe Girardot, un planning d’animations aussi où on invite toute les filières à être présentes, à venir faire des démonstrations. Hier on avait, l’Armagnac, par exemple qui était là, on a fait aussi l’agneau du Poitou-Charentes. Aujourd’hui c’est les viandes du Limousin. L’idée c’est de faire des recettes, soit des cours de cuisine, soit des "battles". On a différents modules d’animations.

Christophe Girardot

Pour l’agriculture, la naissance de la Nouvelle-Aquitaine est-elle un avantage ou un inconvénient ?
Nous, on a fusionné, avant on valorisait que les produits de l’Aquitaine, on est basé à Bordeaux. On a donc fusionné avec deux autres entités, une qui est à Limoges, et l’autre qui est à Poitiers pour faire une seule et même agence. De toute manière vous allez avoir les pros et les antis région. Il y en a qui se disent qu’ils sont mieux et plus forts à plusieurs, et d’autre qui vont vous dire que c’était mieux avant. C’est toujours un peu compliqué car la région est très grande, c’est pratiquement 1000 km du Nord au Sud : c’est la taille du Portugal, et la population de l’Autriche. Pour que tous le monde s’y retrouve, et harmoniser aussi les pratiques d’aide régionale, il y a pas mal de travail. Aller trouver des points communs avec tous le monde c’est pas forcément évident. C’est vraiment une mosaïque de plusieurs territoires, et de plusieurs fiertés on va dire aussi. Le sentiment d’appartenance à l’Aquitaine a toujours été un peu difficile. L’an dernier, en matière de communication on a décider de choisir 20 produits sous signe de qualité, et leurs chapeaux communs c’était la Nouvelle-Aquitaine. Et cette année on a fait une autre campagne sur les territoires où on valorise les productions de chacun. Comme ça, on n’oppose personne, et on met en avant chacun des points forts dans les différents territoires. Notre idée dans tous les cas c’est de faire connaitre nos produits au grand public

Entrée du village

Le véganisme se fait de plus en plus de place dans le milieu alimentaire, qu’en pensez-vous ?
Il y a un gros travail qui est fait aussi par les InterPro, au niveau national il y a InterBev sur toute les publicités que vous voyez à la télévision qui mettent en avant qu’il faut manger de la viande. Après, il y a eu pas mal de dérives aussi. Ils appellent ça les « conditions d’élevage » de l’animal, mais c’est plutôt sur le bienêtre animal. Mais dans tous les cas au final, on sait que l’animal sera abattu. Les gens qui travaillent dans l’élevage sont là aussi pour respecter au mieux l’environnement, les animaux et ce qui va avec. Les végans ne sontque 3% de la population : ils sont très forts sur les réseaux sociaux, ils font des trucs choc. Il y a aussi des tendances de consommation, comme faire de la meilleure viande, et de moins en consommer.

Les restaurateurs doivent dire d’où viennent leurs viandes, est ce que ça fait du bien aux agriculteurs ?
Oui, mais ça a toujours été pareil. Quand vous mangez un produit, vous avez envie de savoir d’où ça vient. Si c’est de chez vous, il y’ a un côté rassurant, avec la traçabilité. Je connais l’éleveur, je sais où il habite, je connais son troupeau. On est sûr que ce soit de la viande à minima origine France. Mais chez certains restaurateurs on a le numéro de la vache, le nom de l’éleveur. C’est dans la tendance de consommation, de savoir ce qu’on mange et de la provenance. Les gens sont prêts à payer plus cher pour une meilleure qualité. Soit on fait du volume mais avec une moindre qualité, soit moins de volume mais on a plus de temps pour travailler le produit. Il y’a une prise de conscience à ce sujet.

L’Aquitaine une grande région agricole

Vous dites quoi aux jeunes qui veulent devenir agriculteurs ?
Il faut être passionné, il faut bien choisir ce qu’ils ont envie de faire. C’est normal qu’un jeune veuille des vacances, profiter de la vie, passer du temps avec la famille etc… Justement ces métiers se transmettent entre générations. Il faut savoir que la région finance des projets d’innovation sur les rendements, la sortie des pesticides et sur beaucoup de thématiques différentes. Mais on cherche à améliorer la qualité de vie des agriculteurs.

Pourquoi tous les ans nous avons droit à scandale sanitaire, notamment pour les canards ?
La problématique est que le virus mute. C’est comme nous, tous les ans on se fait vacciner pour la grippe mais on peut l’avoir. Parce que ce n’est pas la même grippe que l’année d’avant. Sur la filière volaille canard c’est un problème équivalent. Le virus mute, donc le vaccin qu’on avait trouvé l’année d’avant pout telle ou telle type de maladie ne marche plus pour l’année d’après. A cela il faut rajouter la problématique des oiseaux migrateurs sauvages qui viennent contaminer les élevages en pleine air. Donc même une installation aux normes, désinfectée et où tout va bien, vous n’êtes pas à l’abris d’une contamination par les oiseaux sauvages. Mais comme à chaque problème des recherches sont faites pour trouver des solutions.

Aquitaine terre d’élevage

Que pensez-vous du salon, pour le moment ?
On a ouvert hier, pas gâté par la météo. Il y avait une bonne affluence malgré tout. Ce qui est important est que les gens prennent le temps de se faire plaisir, de gouter les produits, de comprendre comment c’est fabriqué, comment on peut le cuisiner. C’est ça qui est important. Les gens sont fiers de l’agriculture de la région, il y’a pleins de belles choses à découvrir. C’est une bonne exposition. Dans les prochains jours notre nouvelle campagne de pub devrait apparaitre sur les écrans et dans les médias, ainsi que des affiches dans la région. La Nouvelle-Aquitaine a de beaux produits, il faut le montrer.

Ecrit par Jasmine Parvine

Ecrit par Thomas Lalande


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