Bordeaux

Le Village Mai Poumons quai Richelieu

Le Village Mai Poumons a été bien inspiré en plantant son chapiteau quai Richelieu. En effet, ce weekend, c’était un événement ludique, éducatif et préventif qui s’adressait à tout le monde.

C’est le président de l’association Christophe Raspaud, médecin pneumologue, qui a créé en 1975 cet événement qui se veut orienté, non pas sur la maladie, mais sur la prévention. Il explique que cette idée lui est venue en entendant régulièrement ses malades s’exclamer « si j’avais su !!!  » Et de ce constat navrant, il en a tiré une leçon, celle de sortir des cabinets de consultation pour venir à la rencontre des gens dans la rue afin de les informer, et cela de la manière la plus directe en promouvant le sport et une vie plus saine, car les trois quarts des maladies respiratoires pourraient être évités avec une meilleure prévention. Toulouse était jusqu’à présent le seul théâtre de cette manifestation, mais grâce à la mobilisation de 4 pneumologues aquitains la Professeure Chantal Raherison-Semjen, le Docteur Marc Sapene, le Docteur Frédéric Le Guillou, Président de l’Association BPCO France et le Dr Laurent Nguyen la voici pour la première fois à Bordeaux. Elle partira ensuite pour Bayonne pour une autre première édition. L’objectif de l’association est de porter chaque année plus loin le message pour faire de MAI Poumons le mois du poumon en France puis au niveau international. l’événement était gratuit et entièrement organisé par la bonne volonté des médecins et de nombreux bénévoles.

Professeure Raherison-Semjen

Pour ouvrir cet événement, jeudi soir une conférence dénommée « Mes poumons : j’en prends soin ! » était animée par la Professeure Chantal Raherison-Semjen, Pneumologue au CHU de Bordeaux. Elle nous a exposé clairement et simplement le fonctionnement des poumons et tous ses mystères. Il existe plusieurs facteurs favorisant la maladie on parle évidemment du tabac, de la pollution de l’air, de l’hygiène de vie, et même de l’alimentation si elle est trop pauvre en antioxydant. Le tabagisme est un risque majeur pour la survenue de la maladie respiratoire, on sait aujourd’hui qu’il peut modifier les gènes d’un enfant exposé au tabac in utéro par sa mère et si elle a été elle-même exposée au tabac quand elle était dans le ventre de sa propre mère ces modifications peuvent être transmises sur plusieurs générations. L’alimentation joue également un rôle prégnant puisque dans les poumons on sait actuellement qu’il y a des bactéries en lien avec le macrobiote de l’intestin. Manger des légumes et des fruits est plus que jamais préconisés. Les conditions de vie des premières années de la vie jouent aussi un rôle suivant que vous êtes né en ville ou bien à la campagne. Les personnes vivant dans le milieu rural, fermier, développent beaucoup moins de maladies allergiques que les autres. Autre différence, celle-ci de genre ; les femmes sont plus vulnérables au tabac, au cannabis, ou à la pollution que les hommes.

Dr Sapène et Dr Raspaud

Il est utile de vérifier si la pollution ne se trouve pas dans sa propre maison, avec le mobilier neuf et ses composés volatils allergisants comme les vernis, les colles, etc. certains habitants invisibles comme les blattes ou les acariens sont aussi pointés du doigt ainsi que les moisissures. Pratiquer l’exercice physique permet de lutter contre les effets négatifs environnementaux. Faire contrôler son souffle régulièrement chez son médecin de la même manière qu’il contrôle votre tension devrait être automatique. Les exercices respiratoires de contrôle du souffle et de pranayamas des Indiens seraient aussi bénéfiques. Le sport, c’est le deuxième intervenant qui l’a abordé plus précisément. En effet, David Communal, est le Président de l’association Prof’APA et il enseigne l’activité physique adaptée en lien entre la santé et le milieu sportif. Il conseille une activité accordée à chacun sans essayer de vouloir faire de la compétition alors que l’on ne fait plus de sport depuis des années. Il recommande la régularité ; une demi-heure par jour au moins, fractionnée s’il le faut. Il compte comme activité physique, marché pour aller chercher son pain, faire les courses, etc. Une heure de tennis de table équivaut à une heure de repassage alors autant prendre la raquette et enfiler le short. Mais surtout ce qu’il faut faire, c’est lutter contre l’attrait pernicieux du canapé. Cette conférence passionnante s’est achevée par un petit concert de didgeridoo , instrument de musique à vent à l’origine joué par les Aborigènes du nord de l’Australie.

L’étrange bicyclette moulin à café

Vendredi et samedi sous la grande tente, une exposition sur le sujet et des intervenants attendaient les promeneurs qui pouvaient souffler dans un spiromètre pour mesurer leur souffle ou bien pédaler sur une drôle de bicyclette qui à chaque coup de pédale faisait tourner un moulin qui pressait des fruits très bons pour la santé. D’autres exercices étaient proposés pour mesurer la souplesse et l’endurance. Des bandas accompagnaient l’évènement joyeusement. Les médecins étaient là disponibles pour accueillir et expliquer dans la bonne humeur. Dimanche matin, un grand rassemblement était organisé avec une séance de yoga en plein air pour clôturer cet étonnant événement. Il faut saluer cette initiative originale sans aucun but commercial, mais porté par la simple volonté de vouloir le bien de son prochain. Ils reviendront l’année prochaine et bien sûr au mois de Mai !


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