On a testé Toogoodtoogo, l’appli anti-gaspillage.

Depuis quelques mois, l’application est cuisinée à toutes les sauces. Pensée après une prise de conscience sur le gaspillage alimentaire - chaque français gaspille aux environs de 30kg de nourriture par an - Lucie Bash, créatrice du concept, a voulu y mettre son grain de sel.

La recette est simple : des commerçants proposant des invendus, des horaires de collectes et des utilisateurs profitant de rabais pouvant choisir les établissements près de chez eux à l’aide d’un plan. Les choix sont multiples : grandes chaînes, restaurants, boulangeries, commerces particuliers mais également possibilité de dons pour les sans abris. Nous avons décider de tester l’application dans la métropole Bordelaise. Le SoGood du parvis des Chartrons fait partie des commerces inscrits, à l’initiative du gérant. « Ce sont les prix attractifs qui motivent en premiers les jeunes utilisateurs, mais également la facilité du processus pour les autres dont le temps de pause est compté. » Les invendus se font plus rare en début de semaine qu’à l’approche du week-end et Léonor, salariée, déplore un essoufflement de ce genre de commande par rapport aux débuts de l’application.

La multiplication des enseignes inscrites trouve un bénéfice dans l’engrangement du gaspillage alimentaire, les commerçants s’y retrouvent également en recréant une valeur à des produits encore bons qui seraient partis à la poubelle en fin de journée, tout en rentrant dans leurs frais. Mais certains utilisateurs rapportent que des établissements mal intentionnés n’hésitent pas à profiter de ce succès en produisant spécialement pour ces clients-là des produits spéciaux, ce qui floute le véritable intérêt du service. Prudence donc. Nous nous mettons donc dans la peau d’un utilisateur bordelais pour goûter au succès de l’application. Il est 16 h et nous prévoyons de passer chercher notre repas du soir en sortant du travail. La commande se fait en un clic après une recherche rapide autour de nous grâce au plan, et force est de constater que Bordeaux est servi en nombre d’enseignes partenaires.

Une entreprise est proposée dans le quartier, nous la choisissons donc et le payement se fait directement via l’application. L’heure arrive et nous nous présentons aux Douceurs du Palais Gallien. La commande étant déjà prête, nous n’avons qu’à nous annoncer. Le gérant nous intime qu’il prépare deux à trois box par jour et ce, depuis un an et demi qu’il a commencé à proposer ses produits via ce service. « Bien sur il y a la lutte contre le gaspillage en premier lieu, mais le concept nous aide également à faire connaître nos produits à des gens qui n’auraient pas pensé à venir d’eux-même. Nous avons tout types de personnes : étudiants, travailleurs, habitués, curieux... Tous les produits sont faits maison et du jour, c’est parfois drôle de leur faire la surprise car ils ne savent pas à l’avance ce qu’il va y avoir exactement dans la box ! »

En plus de cette volonté anti-gaspillage, le commerce marche aussi avec des associations puisqu’il donne également aux sœurs de l’institut Notre-Dame. La poche ouverte, nous avons le plaisir de découvrir une grosse part de frangipane, un pain suédois au saumon et un grand sandwich végétarien. La fraîcheur et le goût sont au rendez-vous et la facture pas si salée puisque le tout n’a coûté que 4 €. Axel, 22 ans utilise l’application en moyenne une fois par mois« c’est mon petit plaisir. J’allie prix bas et quantité. » Il choisit les établissements en fonction des heures de remise, de sa localisation et des aliments proposés. Alliant ainsi lutte anti-gaspillage et découverte culinaire, l’application à de beaux jours devant elle et satisfait en même temps les commerçants et les clients, et il y en a... pour tous les goûts !

Ecrit par Sabine Taverdet


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