Bordeaux

Sur les traces de l’Amérique Francophone

Si on s’était battu pour quelques arpents de neige peut être que la francophonie aurait connu un autre sort dans ce vaste continent Nord-américain.

A cette époque le fort de Biloxi à une encablure de la Nouvelle Orléans était diocèse de Québec, du reste l’état fédéral porte toujours le nom de Louisiane, nom donné par Cavelier de la Salle quand il prit possession de ce territoire, qui à cette époque représenté près de la moitié du continent Nord Américain, en voulant rendre hommage à Louis XIV, roi de France. Celui-ci du reste en sera bien peu reconnaissant en vendant la dite Louisiane à Antoine Crozat*, l’homme le plus riche de France qui s’est enrichi dans le peu reluisant commerce des esclaves, servant à couvrir de nombreuses activités illicites et malversations. Autre lien avec la francophonie la cathédrale de la Nouvelle Orléans s’appelle Saint Louis et à Bordeaux il y a aussi une cathédrale Saint Louis mais des Chartons. Bordeaux et la Nouvelle Orléans partagent de nombreuses similitudes que ce soit de par leur fleuve ou de par leur histoire. En effet, les plans de la ville louisiannaise furent dessinés par l’ingénieur Louis-Pierre Leblond de la Tour et par Adrien de Pauger sous la direction du français Jean-Baptiste le Moyne de Bienville, en 1718. La Louisiane sera vendue en 1803 à la jeune nation américaine sur ordre de Napoléon. C’est à l’occasion du tricentenaire de la Nouvelle-Orléans qu’il est proposé de mettre en lumière les liens historiques qui unissent Bordeaux et la ville louisianaise à travers douze lieux de mémoire qui relient les deux villes dont le plus important reste les allées de Tourny avec l’Hôtel Gobineau, la Maison Baignol et l’Hôtel Meyer.

Étrange similitude entre les courbes du fleuve à Bordeaux et à la Nouvelle Orléans

Néanmoins le Pavé des Chartrons, aujourd’hui cours Xavier Arnozan est aussi un lieu de mémoire en étant un haut lieu de la grande bourgeoisie cosmopolite bordelaise très tôt acquise à la cause de la jeune nation américaine, avec l’Hôtel Seignouret et l’Hôtel Fenwick. François Seignouret ébéniste, est parti de Bordeaux à bord du navire le Franklin pour la Nouvelle Orléans où il devint célèbre dans le mobilier en bois exotique. De retour à Bordeaux en 1839, il s’installe aux Chartrons et acquiert un important patrimoine immobilier dont la salle Franklin, le domaine de Terrefort sans oublier sa maison de négoce à Bordeaux car à la Nouvelle-Orléans il avait glissé du travail du bois au commerce du vin. Sa maison à la nouvelle-Orléans sera vendue au petit-fils de Jules Brulatour né a Bordeaux en 1813, lui aussi négociant en vin et également père du co-fondateur d’Universal Pictures, société qui va avoir une vie difficile pour terminer en Parcs d’attraction. La Maison Seignouret-Brulatour, construite en 1816/1817 situé au 520 Royal Street à la Nouvelle-Orléans est consacré à un espace culturel d’ouverture récente sur l’histoire de la Nouvelle Orléans, dédié à l’histoire du "French Quarter". L’Hôtel Fenwick fut construit pour Joseph Fenwick, courtier en vin lui aussi nommé premier consul des Etats Unis en France par Georges Washington et ami de Thomas Jefferson qui deviendra le troisième président des Etats-Unis après avoir passé cinq ans en France à sillonner les vignobles.

*Le Français qui possédait l’Amérique par Pierre Menard

Ecrit par Bernard Lamarque


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