Un aparté avec Emmanuelle Cazal

Comédienne sur les planches du Théâtre des Salinières, Emmanuelle Cazal nous emmène aussi sur des terres improvisées, entre Bordeaux et Bègles. Haude Funkelstein l’a rencontrée pour Bordeaux Gazette.

Haude Funkelstein : Vous sortez tout juste de scène, comment s’est passé la première « d’une famille modèle » ?
Emmanuelle Cazal : Super ! On a senti sur scène que le public réagissait bien. On est très content. La mise en scène rythmée et « relationnelle » de Jean Mourière à fait son effet.
HF : Quelques mots sur votre personnage « Christine » ?
EC : Christine est un personnage sensible et fragile, qui amène une grande partie de la sensibilité à la pièce. C’est essentiellement elle qui porte le rythme de cette pièce, dans laquelle on bascule sans cesse entre le ton réaliste et celui de la comédie. Je suis habituée aux rôles de femmes plus durs et imposants, et c’est mon premier rôle féminin tout en fragilité. C’est chouette.
HF : Comédienne au théâtre, vous êtes également une improvisatrice aguerrie sur différentes scènes Bordelaises ?

Jean Mourière metteur en scène

EC : Oui, en parallèle de mes rôles au Théâtre des Salinières, je fais de l’improvisation avec la compagnie Enunseulmot, et nous jouons :
au Théâtre des Salinières , un lundi par mois pour le Kabarett. Improvisation en formule cabaret drôle et divertissante, avec 20 secondes de préparation pour jouer les thèmes du public qui sont tirés au sort.
aux Vivres de l’art , un mardi par mois, pour Chute Libre. Le public choisit les costumes et l’événement de départ, pour une improvisation réaliste d’une heure avec une scénographie plus émotionnelle.
au cinéma Le Festival à Bègles pour l’Impro-Ciné. On improvise sur les courts-métrages qui sont diffusés : soit avant, pendant ou après la diffusion. Nous découvrons les films en même temps que le public.
HF : Le théâtre d’improvisation par rapport au théâtre dit « conventionnel » ?
EC : Ce sont deux pratiques très complémentaires avec des enjeux différents. L’improvisation à souvent eu l’image d’une sous-catégorie du théâtre mais lorsqu’on est improvisateur, on est à la fois le metteur en scène, le comédien, l’auteur et le scénographe ! J’aime pouvoir évoluer dans ces deux univers : l’un basé d’abord sur la sincérité du texte qui est guidé par le metteur en scène, l’autre sans filet où l’on crée au fur et à mesure.
HF : Comment retrouver vos actualités ?
EC : Vous pouvez voir en détail tous ces événements sur :
http://compagnieenunseulmot.fr/spectacles et sur le site du Théâtre des Salinières.

Ecrit par Haude Funkelstein