Vu pour vous … Pierre Chep



Publié le 24 octobre 2017 à 18:37

Culture

Le Festival International des Arts de Bordeaux Métropole est né en 2016 de la mutualisation de deux festivals : Novart, créé en 2002 à Bordeaux, Des souris, des hommes, à Saint-Médard- en-Jalles. Toujours dirigé par Sylvie Violan, il est co-porté par l’association indépendante Festival des Arts de Bordeaux et la scène cosmopolitaine, Carré-Colonnes.


Deuxième édition, donc, qui devrait promettre en cette fin d’année 2017 où la CULTURE et ses événements se multiplient dans les quartiers, les rues, les parcs et autres endroits improbables à l’intention d’un large public souhaité encore plus important … ( 60.000 spectateurs en 2016). Une trentaine de propositions pluri « artistico-perfo- inédites » et une thématique « autour des frontières du monde et de la métropole ». Cela dans des lieux destinés (prédestinés) devrais-je- dire : LES THEATRES mais aussi l’espace public tellement plus accessible puisque gratuit. En « concurrence » avec la démultiplication de nombreuses autres manifestations publiques et larges ouvertes tel le « Festival Paysages » « Agora » « FIFIB » … etc … etc. Déjà la clôture « tous feux, tous artifices » au Bassins à flots avec la Carabosse Cie a séduit plus de 40.000 spectateurs éblouis … Cette année encore au CAPC, au Carré à Saint-Médard-en-Jalles, au Parc de la Chêneraie ou aux Colonne à Blanquefort et de la Cour Mably à l’Espace culturel du Bois fleuri jusqu’à l’ Esplanade des Terres Neuves à Bègles, au Forum des Arts& de la Culture à Talence jusqu’à la Gare Saint-Jean ou à la Halle des Chartrons sans oublier l’ Institut Culturel Bernard Magrez, le Jardin Public, La Cité du Vin, La Halle des Douves, La Vacherie à Blanquefort, La Zone du Dehors ou la Maison Cantonale de la Bastide, le Marché de Blanquefort, celui de Saint Médard, la Médiathèque de Mérignac, le Miroir d’eau, leMusée d’Aquitaine et des Beaux-Arts, le Palais Rohan, les Places de la Victoire, Fernand Lafargue, Gambetta, Pey Berland ou Saint Projet le Quai des Queyries à Villenave d’Ornon et Le grand Flash Mob « Panique au FAB » s’adressant à tous : ceux qui dansent un peu, beaucoup, passionnément et même pas du tout, alors n’hésitez pas et venez danser !
C’est GRATOS !!

Une chorégraphie d’’une quinzaine de minutes « pensée » par la compagnie française Volubilis qui depuis une dizaine d’années, développe des aventures artistiques qui oscillent entre écriture chorégraphique et théâtrale. Elle explore les lieux publics pour que ces espaces puissent alimenter la danse en lui apportant une dimension ludique et sociale. Tous ces mouvements de foule, ces rencontres utopiques, ces « fabriques d’arts mêlés » ont permis à plus de 70.000 curieux dans une ambiance populaire et bon enfant de découvrir ces mondes artistiques … Puissent-ils avoir envie, demain, lors de moments plus calmes, plus confidentiels, de franchir les portes de nos théâtres, de nos salles de spectacles, de nos musées qui durant ces mois d’octobre et de novembre, chargés, « souffrent » car ne pouvant offrir (à prix zéro) leurs spectacles … et des salles, hélas sont vides ou presque ! En ce qui me concerne, au TNBA où les propositions, comme en autres lieux « fermés » et payants, s’inscrivaient dans le FAB, j’ai partagé avec un beau parterre de spectateurs « curieux » un moment surprenant presque irréel, peut - être un peu suranné dont j’ai envie de vous parler :
Haskell Junction
Conception et mise en scène Renaud Cojo.
Production Ouvre le chien et Philippe Casaban
 Le soleil passe les frontières sans que les soldats tirent dessus...
« Haskell Junction est une odyssée paysagère qui prend sa source dans la notion de frontière et librement inspirée par le « Haskell Opéra House » (théâtre-bibliothèque posé sur la frontière des Etats-Unis et du Canada). À l’origine, un voyage au Canada où Renaud Cojo découvre la ville de Stanstead et son Haskell Opéra House dont la construction délibérée sur la frontière canado-américaine donne lieu à quelques bizarreries particulièrement poétiques. Lors d’un incendie dans les années 1990, les compagnies d’assurances ne parvenant pas à se mettre d’accord sur le pays de départ du sinistre, la frontière fut matérialisée par une ligne noire tracée sur le sol. À Stanstead, une habitante dit joliment chez nous, la frontière ne sépare pas les pays, elle les unit ». À méditer. » Le plateau est séparé en deux parties : une terre hostile et une terre promise. La neige est drue et, à vue, les machinistes s’emploient avec la soufflerie et les paillettes artificielles à nous y faire croire, ils y réussissent avec brio. Surgissent de ce no mans land deux personnages frigorifiés, voyageurs insolites qui vont nous faire vivre une surprenante et drôle d’aventure historique adroitement mêlée aux sons, aux lumières, aux vibrations, à la musique en live, à l’insolite et à la poésie ; au cinéma aussi … C’est une nouvelle performance comme seules a toujours su les faire exister Cojo. Tout vibre, tout vit et survit, tout surprend et dérange à la fois. Tout interroge. Certes dès le départ et malgré les sous-titrages, le dialogue en anglais ne facilite rien. Certes l’histoire en elle-même est plutôt floue, bizarre, et les personnages, dont un étrange « rampant » laissant échapper de sa chrysalide une superbe créature nue, n’ajoute que plus encore cette volonté de nous échapper dans l’imaginaire très particulier du créateur de l’épopée. Des spectateurs s’échappent, les comédiens, comédiennes, performers, musiciens, cinéastes, régisseurs : François Brice, Renaud Cojo, Elodie Colin, Catherine Froment, Christophe Rodomisto, Laurent Rojol, Éric Charbeau, Denis Louis, Éric Blosse, Johan Loiseau sont ancrés dans leur monde et semblent se jouer avec délice, provocation et volupté de nos étonnements, nos incertitudes, nos questionnements aussi jusqu’à l’ouverture large du plateau sur la réalité du monde après la découverte du film clé et brillamment réussi qui nous éclaire enfin pour nous émouvoir encore plus. C’est tout simplement brillant, magique et magnifique !


Pierre Chep


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