Ce film raconte comment la machine judiciaire peut broyer des hommes et des femmes et dans ce cas précis, comment elle a broyé Alain Marécaux. "Outreau" ce nom raisonne comme le plus grand scandale judiciaire de ce début de siècle et il fallait un certain courage et une bonne dose de convictions pour s’attaquer à un tel sujet. Vincent Garenq ne relate que des faits avec beaucoup de précisions et de véracité et pour sa part Philippe Torreton est Alain Marécaux.
Le film
Synopsis :
Le film raconte le calvaire d’Alain Marécaux - "l’huissier" de l’affaire d’Outreau - arrêté en 2001 ainsi que sa femme et 12 autres personnes pour d’horribles actes de pédophilies qu’ils n’ont jamais commis. C’est l’histoire de la descente en enfer d’un homme innocent face à un système judiciaire incroyablement injuste et inhumain, l’histoire de sa vie et de celle de ses proches, broyée par une des plus importante erreur judiciaire de notre époque.
Réalisation et acteurs
Réalisé par Vincent Garenq
Avec Philippe Torreton, Wladimir Yordanoff,
Noémie Lvovsky, Raphaël Ferret
Olivier Claverie, Kevin Tholliez
Loris Rouah, Charlotte Ghristi
Avertissement : des scènes, des propos ou des images peuvent heurter la sensibilité des spectateurs
Long-métrage français
Genre : Drame
Durée : 1h42min
Année de production : 2011
Sortie le 7 septembre 2011
Le réalisateur et le producteur délégué
C’est Pierre Bénard qui a accueilli Vincent Garenq et Christophe Rossignon pour parler du film après la projection en Avant Première. Le film est né de la rencontre de Vincent Garenq avec le livre d’Alain Marécaux : "Chronique de mon erreur judiciaire". Le livre s’est vendu à 30.000 exemplaires seulement.
- Pierre Benard, Christophe Rossignon - producteur délégué et Vincent Garenq - réalisateur
- photo Bordeaux Gazette - Bernard Lamarque
Vincent Garenq : "Je connaissais l’affaire d’Outreau un peu comme tout le monde et en lisant j’avais vraiment l’impression de découvrir l’affaire. Je pensais pas que c’était à ce point là et ça me mettait en colère. Je découvrais tous ces petits détails, cette accumulation d’erreur et d’erreur. J’ai eu l’intuition qu’il y avait un film et qu’il y avait encore quelque chose à découvrir sous cette affaire d’Outreau. Voila, ça me mettait en colère et je me suis dit : il y a quelque chose à transmettre, c’est cette colère que j’ai ressenti en lisant le bouquin."
Christophe Rossignon : " Le film a été un peu compliqué à faire, l’administration pénitentière et judiciaire qui sont très liées se sont serrés les coudes. On peut pas interdire le tournage d’un film en France ou dans un pays démocratique car ça ne se fait pas. On n’a pas besoin d’autorisation, on n’a besoin de personne. Après quand vous voulez tourner en prison, là on n’est pas libre, il faut l’autorisation et là on vous dit : non, où vous voulez, mais pas chez nous. On ne peut pas reconstruire une prison alors on se débrouille, on va en Belgique, on va là ou l’affaire est moins vive, moins sensible. Les tribunaux pareils, c’est pas un sujet facile. Avant de le faire, sur le papier ça n’a pas été un film facile à imposer."
Dans la salle une avocate ( c’est une très grande claque que vous mettez à l’administration ) et un étudiant de l’École Supérieure de la Magistrature ont activement participé au débat. Des mots très forts sont sorties lors de ce débat : ahurissant, révoltant, injustice, scandaleux, inadmissible.
Bande annonce de "Présumé Coupable"

Ecrit par Bernard Lamarque
Co-fondateur de Bordeaux Gazette
Recherche
Sur le même sujet
Bordeaux Gazette Annuaire
