Après un Match 2 perdu au tir au but (3-2), la troisième rencontre de cette finale contre les Brûleurs de Loups, tenants du titre, s’ouvrait ce mardi soir devant une patinoire pleine à craquer. A l’issue du match précédent, les hommes d’Olivier Dimet souhaitaient mettre l’accent sur la discipline, point faible de ce début de finale. Les spectateurs n’ont pas été déçus : Bordeaux s’impose, non sans peur, 4 à 3 menant ainsi la finale 2 matchs à 1.
« Si tu as pris des places ce soir, c’est pour pousser ton équipe » hurlent les hauts-parleurs devant les quelques 3 500 personnes ayant fait le déplacement. Aux encouragements du speaker répondent les mots de Quentin Papillon, titulaire dans les cages : « Nous voulons utiliser la présence de notre public pour mettre la pression ! ». Si un îlot blanc et rouge se détache dans la tribune nord, Mériadeck répond aux vœux ainsi formulés par son portier bien-aimé et ne se départira pas d’une folle énergie jusqu’au coup de sifflet final. Pour le moment, la rencontre débute sur les chapeaux de roues. Dès les premières secondes de cette première période, Bordeaux décide de monter à l’offensive et harcèle la défense grenobloise à tel point qu’un premier palet, lancé par Jeremy Beaudry, assisté par Jules Bosq, entre dans leur filet au bout de 4 min de jeu. Grenoble tente de répliquer, ahuri. Les Boxers, enhardis, harponnent la défense adverse qui ne se laisse, cette fois, plus démonter. Grenoble s’offre un pénalty devant la cage bordelaise qui reste infranchissable. Les défenseurs des Brûleurs de Loups s’échauffent tandis qu’un jeu de va-et-vient entre les buts s’intensifie. Les Boxers ne cessent de harceler la défense grenobloise dont le gardien semble emmurer la cage. Après un duel entre deux casques dorés échauffés, à force de dextérité, un deuxième palet franchit la ligne (Mathieu Pompei, assisté par Jules Bosq et Pierre-Olivier Morin) et s’engouffre dans le filet adverse à 1 min 30 de la fin de la première période, laissant les Brûleurs de Loups pantois.

- Boxers de Bordeaux VS Brûleurs de Loups
Pendant la pause, Julien Guillaume intime une « mise sous pression » assumée tout en tentant la récupération de « pas mal de palets » et se dit « prêt pour la contre-attaque de la deuxième période ». Bordeaux mène le score (2-0) au coup de sifflet de reprise et si les Boxers jouent en infériorité numérique, ils entament cette seconde période en comptant bien instaurer leur domination. Les Brûleurs de Loups répliquent mais le portier bordelais, bien entouré, ne laisse passer aucune occasion de montrer qu’il veille au grain. Un troisième but bordelais (Loïk Poudrier assisté par Baptiste Bruche) creuse l’écart. Mériadeck exulte et le jeu grenoblois devient brouillon tandis que les assauts de l’attaque adverse ne trouvent toujours pas d’écho. Cette deuxième période s’étend en longueur. Si les Boxers semblent en perte d’énergie, les attaques grenobloises ne trouvent toujours pas preneur et le palet ne cesse de changer de propriétaire, la cage des Boxers demeurant propriété privée d’un Quentin Papillon infranchissable. A 5 min de la fin, les Brûleurs de Loups semblent montrer les dents et tentent une percée qui s’avère finalement payante. Valentin Grossetete offre le premier but à son équipe (3-1). Bordeaux est surprise et se laisse dépasser quelques instants avant de retrouver la force de remonter à la cage grenobloise. La fin de cette deuxième période est sifflée devant des esprits qui s’échauffent des deux côtés.
Remontée inachevée mais peur bleue et frayeur en noir et rouge

- 3ème rencontre de cette finale contre les Brûleurs de Loups, tenants du titre
La troisième période s’ouvre sur la décision des Boxers de montrer à leurs invités qu’ils n’oublient pas où se trouve leur cage. Si les Boys campent devant dans les premières minutes après le coup de sifflet, le palet parcourt bientôt la glace dans sa longueur cherchant à se placer. C’est dans le filet grenoblois qu’il trouve cible à sa hauteur pour la quatrième fois. (Kaylian Leborgne : 4 – 1). Les spectateurs se réveillent et assistent à la hargne de leur équipe qui redouble d’élan pour harceler la défense de leurs invités. Quelques pénalités s’enchaînent et les Brûleurs de Loups s’offrent une remontada à la volée en enchaînant deux obus dans la cage bordelaise et glace le sang de Mériadeck. (Christophe Boivin : 4 – 2 puis Sasha Treille : 4 – 3, assistés par François Beauchemin). Il reste moins de dix minutes à jouer et l’on sollicite la défense tandis que le jeu se concentre sur le terrain bordelais. Le public, révolté, se mobilise autour des noir et rouge et insufflent un regain d’énergie aux Boys qui remontent faire face à la défense grenobloise. Des duels se forment et les Boxers jouent la montre en repoussant les assauts de leurs invités jusqu’aux dernières minutes. Les spectateurs tapent du pied lors des traditionnelles deux dernières minutes mais se font couper dans leur élan par un temps-mort demandé par les Brûleurs de Loup à 10 s de la fin. Le coup de sifflet final retenti et emporte avec lui les hurlements de joie de la patinoire. Le score n’aura pas bougé (4 – 3) et les Boxers se placent ainsi devant les grenoblois 2 matchs à 1. L’écart se creuse gentiment et le quatrième match de cette finale sera décisif ce soir même heure, même endroit. Bordeaux lorgne de plus en plus sur la coupe argentée que les Boys semblent refuser de laisser, une dixième fois, à Grenoble.



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