À Bordeaux, un chauffeur VTC trace sa route entre transferts et vignobles
Face aux grandes plateformes, certains chauffeurs indépendants cherchent à construire leur propre clientèle. À Bordeaux, Adrien Moreno mise sur un prix connu à l’avance, les longues distances et l’œnotourisme.
Commander un chauffeur depuis une application est devenu un geste courant. Derrière cette simplicité, le secteur des voitures de transport avec chauffeur reste partagé entre les grandes plateformes et des professionnels indépendants qui développent leurs propres outils de réservation.
À Bordeaux, Adrien Moreno a choisi cette seconde voie. Titulaire d’une licence EVTC, il exerce sous le nom de VTC Bordeaux Chauffeur. Son service repose principalement sur une réservation directe depuis son site internet : le client indique son trajet, l’horaire souhaité et le nombre de passagers, puis obtient un tarif avant de confirmer la course.
Cette organisation correspond aussi au cadre particulier des VTC. Contrairement aux taxis, ils ne peuvent pas prendre en charge un client directement dans la rue et doivent justifier d’une réservation préalable. Leurs tarifs sont librement définis et peuvent notamment prendre la forme d’un forfait annoncé au moment de la commande.
Un tarif annoncé avant le trajet
Adrien Moreno a choisi de proposer un prix fixe, qui ne varie pas ensuite en fonction de la circulation ou de la durée réelle du trajet. Une visibilité qui peut faciliter l’organisation des voyageurs, notamment lorsqu’ils connaissent peu Bordeaux ou doivent respecter un horaire précis.
Plusieurs catégories de véhicules sont disponibles selon le nombre de passagers et le volume des bagages : un modèle économique, une berline, un Peugeot Traveller et un van Mercedes destiné aux groupes ou à certaines prestations particulières. Le service ne se limite pas à une seule catégorie de véhicule, mais cherche à répondre à des besoins différents, toujours avec un tarif annoncé à l’avance.
Pour le chauffeur, la réservation directe lui permet de conserver un lien direct avec ses clients et d’organiser plus facilement des prestations préparées à l’avance.
Des longues distances aux vignobles girondins
Si l’activité couvre Bordeaux et sa métropole, elle s’oriente notamment vers les transferts programmés à destination de la gare Saint-Jean et de l’aéroport de Bordeaux-Mérignac. Le service propose aussi des liaisons vers le Bassin d’Arcachon, le Cap Ferret, Bergerac, Biarritz, Sarlat ou San Sebastián.
Ce fonctionnement correspond davantage aux déplacements anticipés qu’aux demandes immédiates : départ matinal, arrivée tardive, rendez-vous professionnel, événement familial ou trajet avec plusieurs bagages. Pour les longues distances, connaître le montant avant la réservation permet également de comparer plus facilement les différentes solutions de transport.
L’autre axe développé par VTC Bordeaux Chauffeur concerne l’œnotourisme. Des sorties à la demi-journée ou à la journée sont proposées vers le Médoc, Saint-Émilion, Sauternes, les Graves ou Pessac-Léognan. Le chauffeur accompagne alors les visiteurs entre plusieurs propriétés et reste disponible pendant les dégustations.
Cette formule répond à une difficulté concrète : découvrir différents vignobles sans louer de voiture, organiser soi-même chaque trajet ni reprendre le volant après avoir consommé de l’alcool. Elle peut notamment intéresser une clientèle internationale, le service pouvant également être assuré en anglais.
À travers la réservation directe, les longues distances et les circuits viticoles, Adrien Moreno cherche ainsi à développer une activité indépendante, à taille humaine. Un positionnement lié aux usages touristiques de Bordeaux et de sa région, où les transferts programmés occupent une place croissante aux côtés des déplacements urbains.



Sur le même sujet
À Audenge, les entreprises girondines cherchent leur relève
Quatre jeunes filles en visite à Bordeaux
Tourisme 2025 : Bordeaux ralentit, sans décrocher
Déplacements pro et city breaks : Bordeaux à l’heure des séjours courts
Les meilleurs quartiers de Bordeaux à découvrir à pied
Rauzan : la cave coopérative entre vrac, RSE et œnotourisme