EPR2 au Blayais : 26 élus interpellent Emmanuel Macron
Alain Rousset et 25 élus de Gironde, de Charente et de Charente-Maritime ont adressé un courrier au président de la République, mardi 20 octobre 2026. Ils défendent l’implantation de deux nouveaux réacteurs nucléaires au Blayais, alors qu’un arbitrage national est attendu sur la poursuite du programme EPR2.
La candidature du Blayais franchit une nouvelle étape politique. Dans une lettre adressée à Emmanuel Macron, 26 élus de Nouvelle-Aquitaine demandent que le site girondin soit retenu pour accueillir deux réacteurs EPR2 supplémentaires. Leur démarche intervient près de quatre mois après la remise officielle du dossier de candidature à EDF, le 24 juin dernier.
Parmi les signataires figurent Alain Rousset, président de la Région Nouvelle-Aquitaine, Thomas Cazenave, maire de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole, ainsi que plusieurs parlementaires girondins, dont Nathalie Delattre, Edwige Diaz et Alain David. Cette mobilisation réunit des responsables politiques de sensibilités différentes, sans pour autant faire l’unanimité sur le territoire.
Un enjeu industriel pour la façade atlantique
Dans leur courrier, les élus présentent le Blayais comme un choix « d’intérêt national pour toute la façade atlantique ». Ils mettent notamment en avant les besoins croissants en électricité des industries régionales, des transports et des activités numériques.
Selon les estimations avancées par les promoteurs du projet, les deux réacteurs pourraient produire environ 25 térawattheures d’électricité par an et générer jusqu’à 10 000 emplois pendant la phase de chantier.
La candidature s’inscrit dans la perspective d’une extension du programme EPR2. Six réacteurs sont déjà prévus sur les sites de Penly, Gravelines et Bugey. Le Blayais espère être retenu pour une éventuelle nouvelle série de constructions, dont le principe doit encore être confirmé par l’État.
Une décision encore attendue
Si les signataires défendent les retombées industrielles et économiques du projet, son implantation suscite également des réserves. Des élus écologistes de Bordeaux Métropole ont notamment exprimé leurs inquiétudes concernant les ressources en eau, les enjeux environnementaux et les investissements nécessaires.
Le site du Blayais, qui accueille déjà quatre réacteurs nucléaires, se trouve ainsi au cœur d’un choix aux conséquences durables pour l’estuaire de la Gironde. Un arbitrage national sur l’extension du programme EPR2 est attendu d’ici la fin de l’année 2026, sans garantie à ce stade que la candidature girondine soit retenue.



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