Projet EMME : le permis n’est pas suspendu, les recours continuent
Le juge des référés du tribunal administratif a rejeté la demande de suspension du permis de construire du projet EMME. Les communes de Blanquefort et de Saint-Louis-de-Montferrand, la SEPANSO Gironde et des riverains annoncent toutefois poursuivre leurs recours, notamment contre l’autorisation environnementale.
Le permis de construire du projet EMME ne sera pas suspendu à ce stade. Dans un communiqué daté du 8 septembre, les communes de Blanquefort et de Saint-Louis-de-Montferrand, la SEPANSO Gironde et des riverains indiquent que le juge des référés du tribunal administratif a rejeté leur demande de suspension du permis délivré le 8 juin 2026 à la société Electro Mobility Materials Europe. Ce permis concerne le projet d’usine de conversion de nickel et de cobalt prévu sur les communes de Blanquefort et de Parempuyre.
Cette décision intervient après l’audience de référé du 2 septembre. La procédure ne portait pas encore sur le fond du dossier : le juge devait déterminer si les arguments soulevés étaient, à ce stade de l’instruction, de nature à faire naître un doute sérieux sur la légalité de l’autorisation.
Selon le communiqué, l’ordonnance relève notamment que, malgré la délivrance de deux permis distincts pour un projet industriel implanté sur deux communes, la préfecture a procédé à une instruction commune et globale. Le juge a considéré que ce point ne suffisait pas, en l’état, à créer un doute sérieux sur la légalité du permis.
Les requérants soulignent toutefois que cette ordonnance ne constitue pas un jugement au fond. Le recours en annulation du permis de construire reste engagé. Ils regrettent également que plusieurs autres moyens, portant notamment sur l’étude d’impact, les zones humides, le risque d’inondation, le PPRI, le SCoT bioclimatique, la sécurité ou encore la salubrité publiques, n’aient pas fait l’objet d’une réponse motivée dans le cadre de cette décision de référé.
La mobilisation juridique se poursuit donc. Les requérants annoncent avoir déposé, le jeudi 3 septembre, un recours distinct contre l’autorisation environnementale devant la Cour administrative d’appel de Bordeaux. Cette nouvelle procédure porte sur un autre volet du projet.
Porté par Electro Mobility Materials Europe, le projet EMME prévoit l’installation d’une unité de conversion de nickel et de cobalt à Grattequina, au bord de la Garonne. Ses opposants contestent principalement le choix du site, qu’ils jugent mal situé au regard des enjeux environnementaux, du risque d’inondation, de la biodiversité, de l’urbanisme et de la sécurité.



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