Projet EMME : les requérants saisissent le Conseil d’État
Après le rejet de la demande de suspension du permis de construire, les requérants annoncent un pourvoi en cassation devant le Conseil d’État. Le contentieux se poursuit aussi sur le fond et sur le volet environnemental.
Le permis de construire du projet EMME n’a pas été suspendu, mais le contentieux continue. Dans un communiqué daté du 29 septembre, les requérants opposés au choix du site annoncent leur décision de former un pourvoi en cassation devant le Conseil d’État, après le rejet de leur demande de suspension du permis de construire de l’usine EMME.
Cette décision du juge des référés ne constitue pas un jugement sur le fond de la légalité du permis. Les requérants rappellent que plusieurs points restent au cœur de leur contestation, notamment les zones humides, le risque d’inondation, le PPRI et l’étude d’impact.
Le pourvoi devant le Conseil d’État vise à poursuivre l’examen juridique de l’ordonnance de référé et à renouveler, dans cette instance, la demande de suspension du permis jusqu’au jugement au fond. Le recours principal contre le permis de construire se poursuit donc en parallèle.
Un autre volet contentieux reste également ouvert. La SEPANSO Gironde et des riverains indiquent avoir déposé, le 3 septembre 2026, un recours concernant l’autorisation environnementale devant la cour administrative d’appel de Bordeaux.
Porté par Electro Mobility Materials Europe, le projet EMME prévoit l’installation d’une unité de conversion de nickel et de cobalt à Grattequina, sur les communes de Blanquefort et Parempuyre, en bord de Garonne. Le projet est présenté par l’État comme stratégique pour la filière des métaux critiques, mais il reste contesté pour le choix du site, notamment au regard des enjeux environnementaux, sanitaires et de sécurité.
Les requérants disent vouloir continuer à utiliser toutes les voies de droit à leur disposition. Ils demandent toujours l’étude d’un autre emplacement pour ce projet industriel.



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