Bordeaux

Thomas Cazenave a été officiellement élu maire de Bordeaux ce vendredi 27 mars lors du premier conseil municipal de la mandature. Une séance d’installation marquée par des appels au rassemblement, dans un climat encore empreint d’un scrutin très serré.



Dans la solennité du Palais Rohan, le nouveau conseil municipal issu des élections des 15 et 22 mars s’est réuni ce vendredi après-midi pour élire son maire. Sans surprise, Thomas Cazenave a été désigné à la tête de la ville, recueillant 49 voix sur 49 suffrages exprimés .

Un moment institutionnel fort, quelques jours seulement après une victoire acquise au second tour avec moins de deux points d’écart.

Une élection sans suspense, mais chargée de symbole

L’élection du maire, acte fondateur de la nouvelle mandature, s’est déroulée sans suspense. Unique candidat, Thomas Cazenave a été élu à la majorité absolue dès le premier tour.

Dans son discours d’installation, le nouveau maire a insisté sur la dimension personnelle et collective de ce moment :

« Devenir maire de la ville qui m’a vu naître et grandir est un grand honneur », a-t-il déclaré, évoquant son parcours et son attachement à Bordeaux .

Se plaçant dans une tradition politique locale de modération, il a affiché ses priorités :

« Je ne serai pas le maire d’un camp (…) mais le maire de toutes les Bordelaises et tous les Bordelais » .

Un message de rassemblement, dans un contexte politique encore marqué par la tension du scrutin.

Le temps du rassemblement… et de l’action

Au-delà de l’émotion, Thomas Cazenave a rapidement projeté son mandat dans l’action.
Il a fixé deux lignes directrices : le rassemblement et l’ambition, insistant sur la nécessité de dépasser les clivages.

« La campagne est achevée, c’est désormais le temps de l’action » .

Dans un discours empreint de références à l’histoire bordelaise, il s’est inscrit dans l’héritage d’une ville « ouverte et audacieuse », appelant à préserver les équilibres dans un contexte national qu’il décrit comme traversé par des tensions.

Une opposition déjà organisée et déterminée

Face à cette nouvelle majorité, l’opposition n’a pas tardé à prendre la parole, dans un ton à la fois républicain et combatif.

Didier Jeanjean, au nom du groupe écologiste, a salué l’élection du nouveau maire tout en rappelant le poids électoral de son camp :

« Le résultat est serré. Il vous oblige à entendre ces plus de 47 000 électeurs » .

L’ancien adjoint à la nature en ville a défendu le bilan de la mandature précédente, évoquant une « transformation écologique et sociale » de Bordeaux, et prévenu :

« Nous serons une opposition constructive (…) mais vigilante et opiniâtre » .

Une opposition qui entend peser dès les premières décisions de la mandature.

Trois groupes, une même volonté de peser

Comme attendu, l’opposition municipale se structure en plusieurs groupes, sans pour autant afficher de fracture.

Écologistes, socialistes et élus non inscrits entendent peser dans les débats à venir, avec une ligne commune : contrôler l’action municipale sans s’opposer systématiquement.

Mathieu Hazouard, ancien adjoint aux sports, avait d’ailleurs donné le ton en amont : le travail d’opposition active débutera véritablement lors des prochains conseils municipaux.

Une opposition de combat pour certains

Plus à gauche, le ton s’est fait plus offensif. Le conseiller communiste Olivier Escots a assumé une posture de « résistance », annonçant une vigilance accrue sur les politiques sociales, les services publics ou encore le logement.

« Nous serons là pour vous empêcher de conduire la ville dans le précipice antisocial » .

Un positionnement qui illustre les différentes sensibilités au sein de l’opposition, entre coopération institutionnelle et opposition plus frontale.

Une mandature sous tension politique

Cette première séance du conseil municipal donne déjà un aperçu de la mandature à venir.

  • une majorité installée mais issue d’un scrutin très serré
  • une opposition nombreuse et structurée
  • des équilibres politiques fragiles

Avec près d’un électeur sur deux ayant soutenu l’ancienne majorité, le nouveau maire devra composer avec une opposition légitimée par le vote.

Un premier acte avant les premiers choix

Si cette séance d’installation reste avant tout protocolaire, avec notamment la fixation du nombre d’adjoints et leur élection, elle marque le début concret du mandat.

Les prochains conseils municipaux seront plus politiques. Ils permettront de mesurer la capacité de la nouvelle majorité à mettre en œuvre son programme… et celle de l’opposition à peser sur les décisions.

À Bordeaux, la campagne est terminée. Le rapport de force, lui, commence à peine.

Ecrit par Jean-Sébastien Dufourg

Directeur de la publication

Créateur du site web et co fondateur du magazine en 2011


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