Bordeaux
Ce vendredi 9 janvier 2026 marque une journée charnière dans la campagne des élections municipales à Bordeaux. D’un côté, Pierre Hurmic a officialisé sa candidature à un second mandat, confirmant une intention largement attendue. De l’autre, Thomas Cazenave a tenu son point presse de rentrée à la Chocolaterie Lalère, rue Bouffard, affichant une campagne désormais pleinement lancée. À deux mois du scrutin de mars, le duel politique commence à se structurer.
Pierre Hurmic, candidat à sa réélection
Le maire écologiste de Bordeaux a mis fin au suspense en annonçant officiellement sa candidature pour un second mandat. Élu en 2020 à la tête d’une coalition écologiste et de gauche, Pierre Hurmic revendique un bilan qu’il juge cohérent avec les engagements pris en début de mandat : transition écologique, réduction de la place de la voiture, végétalisation de l’espace public et renforcement progressif de la police municipale.
Dans ses premières prises de parole, il assume une ligne de continuité, tout en reconnaissant un contexte plus tendu qu’en 2020, marqué par les questions de sécurité, d’attractivité commerciale et de finances locales. Sa candidature s’inscrit dans un paysage politique bordelais profondément recomposé, où la droite et le centre cherchent désormais à s’unir pour reprendre la mairie.
Thomas Cazenave en campagne active
Le même jour, Thomas Cazenave a choisi la Chocolaterie Lalère, en plein cœur de Bordeaux, pour tenir son point presse de rentrée. Entouré de nombreux soutiens, le député de la Gironde a voulu afficher une campagne « en ordre de marche », structurée et dotée d’un calendrier précis.
Sa candidature repose désormais sur une large union de forces issues du centre, de la droite et de la société civile. La direction de campagne est assurée par Alexandra Siarri, secondée par Aurélien Leroy, tandis que Nathalie Delattre occupe la fonction de présidente du comité de soutien. Le ralliement officiel de Nathalie Delattre, intervenu ces dernières semaines, a constitué une étape déterminante dans la consolidation de cette candidature unique à droite et au centre.
Thomas Cazenave a détaillé les prochaines étapes : poursuite de la tournée des quartiers avec l’opération « 1 jour, 1 quartier », cycle de réunions publiques du 4 février au 6 mars, et présentation du programme complet courant février. Il met en avant une approche qu’il qualifie de pragmatique, articulée autour des enjeux du quotidien et d’une vision à long terme pour la métropole bordelaise.
Un centre droit rassemblé, mais un paysage pluriel
Si la candidature de Thomas Cazenave a permis de réduire la dispersion au centre et à droite, le paysage électoral bordelais reste marqué par une pluralité de candidatures. L’économiste Philippe Dessertine s’est positionné comme candidat issu de la société civile, mettant en avant les enjeux de gouvernance, de finances locales et d’attractivité économique.
À gauche de la majorité écologiste, les lignes se fragmentent davantage. La France insoumise a officiellement désigné Nordine Raymond comme tête de liste à Bordeaux. Conseiller municipal d’opposition, il incarne une ligne de rupture avec l’exécutif sortant, défendant un projet centré sur la justice sociale, les services publics de proximité et une écologie populaire ancrée dans les quartiers.
À gauche, des candidatures alternatives
Cette dynamique s’ajoute aux interrogations autour d’un éventuel retour de Philippe Poutou, ancien conseiller municipal et figure du Nouveau Parti anticapitaliste, qui n’a pas exclu de se représenter, sans officialiser sa décision à ce stade.
Autre profil atypique, Yves Simone, guide touristique, s’est également déclaré candidat. En dehors des partis traditionnels, il centre son discours sur le patrimoine, l’identité urbaine et la mémoire de la ville. Une candidature marginale sur le plan électoral, mais qui participe à la diversité des thèmes abordés dans la campagne.
Une campagne désormais polarisée
Avec l’entrée officielle de Pierre Hurmic dans la course et l’accélération de la campagne de Thomas Cazenave, la campagne municipale bordelaise entre dans une phase plus lisible. Le scrutin des 15 et 22 mars 2026 s’organisera autour d’un affrontement central entre une majorité sortante écologiste assumant son bilan et une opposition désormais rassemblée autour d’un candidat unique à droite et au centre.
Reste à savoir si cette polarisation suffira à mobiliser un électorat marqué par une forte abstention en 2020, et comment les candidatures périphériques pèseront sur les équilibres du premier tour. À deux mois de l’échéance, Bordeaux est entrée de plain-pied dans sa campagne municipale.

Ecrit par La rédaction
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