A l’occasion du bicentenaire de la mise en service du pont de pierre, les Archives de Bordeaux Métropole retraçaient l’histoire du franchissement du fleuve du XVIIIème au XXIème siècle, lors d’une exposition en juin 2022, terminée la semaine dernière.
A partir de la seconde moitié du XVIIIème siècle, le réseau routier français est amélioré. Mais à Bordeaux, la Garonne, large de 500 mètres pose problème à la circulation terrestre de Paris vers l’Espagne. A l’époque, la traversée de la Garonne se faisait dans de petits canots à rames entre le port de Trajeyt rive droite et celui de la Grave ou de Sainte-Croix rive gauche. Plusieurs ingénieurs du roi tentent alors de résoudre cette difficulté en imaginant tous types de ponts. Sans succès à cause de nombreuses contraintes comme la marée, les fonds vaseux ou le courant de la Garonne. Napoléon Ier bien décidé à construire un pont commence donc les travaux, ils seront achevés sous le règne de Louis XVIII. L’ouverture du pont en 1822, marque l’histoire du développement urbain et économique de Bordeaux.
C’est l’intendant Tourny qui en 1751 lance l’idée d’un franchissement carrossable pérenne. S’ensuivent alors des projets comme un pont maçonné suggéré par Jean Montais André Le Ragoix de Saint-André, l’ingénieur en chef des Ponts et Chaussées de Guyenne en 1772. Un pont innovant avec un système de pont levis est imaginé par David Sylveira. Ce passage serait entre la Bastide et la porte de Bourgogne, sous la forme d’une passerelle soutenue par des bateaux en bois à fond plat, qui eux seraient tenus par des ancres. Pour financer le tout, David Sylveira pense à la création d’un péage. Mais ces projets ne verront jamais le jour.
Fin XVIIIème une île-jardin flottante artificielle a été imaginée au centre de la Garonne, pour la traverser.
Après plusieurs études, le 6 décembre 1812, jour d’anniversaire du couronnement de l’empereur et la victoire d’Austerlitz, la première pierre du pont de pierre est posée. A la suite de problèmes de financement et d’un climat politique difficile, le neveu du roi Louis XVIII, Camille de Tournon relance le chantier. La dernière est posée le 18 août 1821, jour de la Saint-Louis, fête du roi. Le pont ouvre à la circulation le 1er mai 1822. Le rachat de la concession actée en août 1861 supprime le péage du pont de pierre. En juillet 2018, le pont est définitivement fermé à la circulation. Aujourd’hui seul, les piétons, les cyclistes et les transports en commun peuvent l’emprunter.




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