Mis à jour le 04/10/2026 à 12h52

Sénatoriales en Gironde : le RN entre au Sénat, la gauche recule

Avec 34,73 % des suffrages, la liste conduite par Nathalie Delattre obtient trois des six sièges renouvelés ce dimanche en Gironde. La gauche en conserve deux, tandis qu’Edwige Diaz devient la première élue RN envoyée au Sénat par le département. Les écologistes perdent le siège remporté en 2020.

Les 3 743 grands électeurs girondins étaient appelés aux urnes ce dimanche 27 septembre pour renouveler les six sièges du département au Sénat. Selon les résultats provisoires publiés par le ministère de l’Intérieur, la liste « Résolument Girondins », conduite par Nathalie Delattre, arrive nettement en tête avec 1 254 voix, soit 34,73 % des suffrages exprimés.

Elle obtient trois sièges. La liste de gauche menée par Hervé Gillé rassemble 977 voix, soit 27,06 %, et fait élire deux sénateurs. Avec 709 suffrages et 19,63 %, la liste du Rassemblement national conduite par Edwige Diaz décroche le dernier siège.

Les six élus sont Nathalie Delattre, Jacques Breillat, Géraldine Amouroux, Hervé Gillé, Christine Bost et Edwige Diaz.

Trois sièges pour la liste de Nathalie Delattre

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Nathalie Delattre

Réélue, Nathalie Delattre renforce la représentation de sa liste, qui gagne un siège par rapport au scrutin de 2020. La sénatrice sortante sera accompagnée par Jacques Breillat, maire de Castillon-la-Bataille et président de la communauté de communes Castillon-Pujols, ainsi que par Géraldine Amouroux, adjointe au maire de Bordeaux, conseillère métropolitaine et conseillère départementale.

Présentée comme une union de la droite et du centre, la liste confirme le poids de ce courant parmi les élus locaux girondins. En 2020, les listes de Nathalie Delattre et de Florence Lassarade avaient déjà obtenu trois sièges à elles deux. La recomposition opérée cette année permet de conserver cette représentation tout en renouvelant une partie des élus.

Avec plus d’un tiers des suffrages exprimés, Nathalie Delattre termine largement en tête d’un scrutin marqué par la présence de neuf listes.

Le RN obtient son premier siège en Gironde

Le principal changement politique vient du résultat obtenu par Edwige Diaz. Avec 709 voix, contre 79 suffrages pour la liste RN en 2020, le parti réalise une progression très importante auprès des grands électeurs girondins.

Cette progression traduit un élargissement très net de son assise parmi les élus municipaux du département. Elle permet surtout au Rassemblement national d’obtenir, pour la première fois, un siège de sénateur en Gironde.

Députée de la 11e circonscription depuis 2022, Edwige Diaz devra quitter l’Assemblée nationale une fois son élection au Sénat devenue définitive. Le Code électoral interdit en effet de cumuler les mandats de député et de sénateur.

Son arrivée au Palais du Luxembourg constitue l’un des faits marquants de ce renouvellement, dans un département où le RN avait déjà progressé lors des précédentes élections nationales mais restait jusque-là absent de la représentation sénatoriale.

A quel niveau ce paragraphe : La constitution de ce groupe permettra au RN de disposer de moyens humains et financiers supplémentaires, d’un temps de parole accru et d’une représentation dans les différentes instances du Sénat. Edwige Diaz, déjà vice-présidente du parti et présidente du groupe RN au conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, prend ainsi une dimension nationale supplémentaire.

Mise à jour du 29 septembre 2026. Deux jours après son élection, Edwige Diaz a été choisie pour présider le nouveau groupe Rassemblement national au Sénat. Une fonction stratégique pour la sénatrice girondine, alors que le RN dispose pour la première fois d’un groupe autonome au Palais du Luxembourg.

La constitution de ce groupe permettra au RN de disposer de moyens humains et financiers supplémentaires, d’un temps de parole accru et d’une représentation dans les différentes instances du Sénat. Edwige Diaz, déjà vice-présidente du parti et présidente du groupe RN au conseil régional de Nouvelle-Aquitaine, prend ainsi une dimension nationale supplémentaire.

La gauche conserve deux sièges mais perd celui des écologistes

Avec 27,06 % des voix, la liste conduite par Hervé Gillé conserve deux sièges. Le sénateur socialiste sortant est réélu, tandis que Christine Bost, présidente du Département de la Gironde, fait son entrée au Sénat.

La gauche perd cependant le troisième siège obtenu en 2020 par l’écologiste Monique de Marco. Conduite cette année par Romain Dostes, la liste écologiste recueille 358 voix, soit 9,91 %, un résultat insuffisant pour obtenir un élu.

La dispersion de la gauche a contribué à fragiliser ce troisième siège, les suffrages recueillis par les différentes listes n’étant pas additionnés. La liste de La France insoumise obtient 97 voix et 2,69 %. Celle du Parti communiste menée par Sébastien Laborde en rassemble 70, soit 1,94 %, tandis que la liste de Valérie Chassaigne recueille 45 suffrages et 1,25 %.

Les deux autres candidatures ferment la marche : Paul Montserrat obtient 67 voix, soit 1,86 %, et Virginie Bonthoux 34 voix, soit 0,94 %.

Un Sénat girondin largement renouvelé

Le scrutin a mobilisé 3 666 des 3 743 grands électeurs inscrits, soit une participation de 97,94 %. Après le retrait des bulletins blancs et nuls, 3 611 suffrages ont été exprimés.

La délégation girondine sera désormais composée de trois élus issus de la liste de Nathalie Delattre, de deux représentants de la gauche et d’une sénatrice RN. Quatre des six élus font leur entrée au Palais du Luxembourg : Jacques Breillat, Géraldine Amouroux, Christine Bost et Edwige Diaz.

Ils succèdent collectivement aux sénateurs sortants qui ne se représentaient pas ou n’ont pas été réélus, tandis que Nathalie Delattre et Hervé Gillé conservent leur mandat.

Au-delà du renouvellement des personnes, ce scrutin dessine une évolution plus profonde du rapport de forces politique en Gironde : la droite et le centre maintiennent leurs trois sièges, la gauche socialiste en conserve deux, mais les écologistes quittent la délégation sénatoriale. Le RN, lui, y fait son entrée pour la première fois.

Écrit par

La rédaction