FIFIB–UGC : Cazenave et Rousset réaffirment leurs critiques
Lors de l’ouverture du FIFIB, lundi 2 novembre au TNBA, le maire de Bordeaux et le président de la Région Nouvelle-Aquitaine ont renouvelé leurs critiques envers UGC. Alain Rousset a également affirmé que la mairie de Bordeaux et la Région avaient subi des pressions.
La rupture entre le Festival international du film indépendant de Bordeaux (FIFIB) et UGC continue de susciter des réactions. Lundi 2 novembre, lors de l’ouverture du festival au Théâtre national Bordeaux Aquitaine (TNBA), Thomas Cazenave et Alain Rousset ont réaffirmé leurs critiques envers le groupe cinématographique.
Thomas Cazenave, maire de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole, a indiqué avoir personnellement fait part aux responsables d’UGC de son incompréhension face à l’organisation d’un événement concurrent aux mêmes dates que le FIFIB.
Il a renouvelé le soutien de la Ville et de la Métropole au festival et souhaité que le groupe ne reconduise pas cette programmation concurrente lors de la prochaine édition.
Alain Rousset évoque des pressions
Le président de la Région Nouvelle-Aquitaine a tenu un discours plus critique. Il a mis en cause l’influence qu’il attribue à Vincent Bolloré dans ce différend et affirmé que la mairie de Bordeaux et la Région avaient subi des pressions.
« Nous ne céderons pas », a-t-il lancé, suscitant des applaudissements dans la salle.
Alain Rousset n’a toutefois pas précisé la nature exacte de ces pressions ni leurs circonstances.
Après treize années de partenariat entre le FIFIB et UGC, le festival a quitté les salles du groupe pour retrouver le TNBA et renforcer sa collaboration avec l’Utopia. UGC organise de son côté The Big Screen, du 2 au 8 novembre, dans ses établissements de Bordeaux et Talence, simultanément au FIFIB.
La Région avait déjà dénoncé, le 13 octobre, les difficultés de programmation du documentaire Fini de rire ! dans plusieurs cinémas CGR, par la voix de sa vice-présidente à la culture, Charline Claveau. Une affaire distincte, qui avait également soulevé la question de la liberté de diffusion des œuvres.
En octobre, UGC avait démenti les accusations de pressions sur les élus régionaux et indiqué avoir recherché une médiation pour renouer le dialogue avec les organisatrices du FIFIB. Le groupe présente The Big Screen comme un nouvel événement associant avant-premières et films cultes.



Sur le même sujet
Au TNBA, le FIFIB retrouve ses débuts et célèbre le cinéma espagnol
Cinéma indépendant : à Bordeaux, la liberté de diffusion en question
FIFIB 2026 : le cinéma indépendant change de décor à Bordeaux
Bordeaux dévoile son plan pour redonner de l’élan à ses commerces
À Bordeaux, « Fini de rire ! » questionne la place laissée à la satire politique
“La science n’est pas une opinion” : l’alerte de Gilles Bœuf à Bordeaux