Talence

Fête de la musique 2026 : où sortir à Bordeaux ce 21 juin

Parc Bordelais, Quinconces, quai Deschamps, Chartrons, Pessac, Talence, Mérignac ou Villenave-d’Ornon : dimanche 21 juin, la Fête de la musique déploie ses scènes dans toute la métropole bordelaise. Entre électro, rock, chorales, jazz, karaoké géant et propositions familiales, cette 45e édition s’annonce populaire, gratuite pour l’essentiel, mais aussi attentive à la chaleur qui marque ce début d’été.

Dimanche 21 juin, Bordeaux et sa métropole retrouveront ce moment à part où la musique sort des salles pour gagner les parcs, les places, les bars, les terrasses et parfois les coins de rue. Du Parc Bordelais aux Quinconces, du quai Deschamps aux Chartrons, de Pessac à Talence, Mérignac, Villenave-d’Ornon ou Izon, la Fête de la musique 2026 s’annonce éclatée, populaire et très métropolitaine.

Cette 45e édition reste fidèle à son principe fondateur : une journée gratuite, ouverte, où les amateurs croisent les artistes confirmés, les chorales de quartier, les DJ, les fanfares, les groupes de rock et les écoles de musique. Mais cette année, le rendez-vous s’inscrit aussi dans un contexte particulier : celui d’un début d’été déjà marqué par les fortes chaleurs, qui oblige les organisateurs à penser davantage l’ombre, l’eau, les horaires et les conditions d’accueil du public.

À Bordeaux, l’un des temps forts les plus visibles se jouera au Parc Bordelais, transformé pour l’occasion en mini-festival électro par Bruit Rose Music. Sur plus de 3 000 m², cinq scènes aux identités distinctes, une scène secrète et une programmation tournée vers les artistes locaux doivent faire du parc un grand terrain de jeu musical.

Le rendez-vous accueillera aussi l’étape bordelaise de Red Bull Turn It Up, une battle de DJ où quatre artistes — Isis, Ryukk, B3bz et Streia — s’affronteront en duels d’improvisation. Le principe : des thèmes imposés, révélés au fil des sets, et un public appelé à voter en temps réel pour désigner les vainqueurs. L’événement est annoncé à partir de 19h, avec un temps fort Red Bull Turn It Up prévu de 20h à 21h30.

Autre rendez-vous attendu dans le centre-ville : Pagaille investira la place des Quinconces pour une soirée gratuite pensée comme un avant-goût du festival annoncé les 28 et 29 août. Pour cette Fête de la musique, le collectif mise sur une programmation électro progressive, entre house, techno et reggaeton. DJ Koyla ouvrira la soirée avec des sonorités électro et techno chill, avant Camille Doe et sa tech house aux influences britanniques. Kiddy Smile apportera ensuite une house solaire et engagée, avant une clôture confiée à JETLAG, dans un registre reggaeton perreo. Avec ce rendez-vous à ciel ouvert, Pagaille installe un espace festif, inclusif et accessible, au cœur de l’un des lieux les plus symboliques de Bordeaux.

Dans l’hypercentre, d’autres scènes compléteront le parcours des promeneurs. La place Pey-Berland accueillera notamment fanfare et concerts en début de soirée, tandis que la place de la Comédie et la cour Mably feront partie des points de ralliement musicaux du centre-ville. Un peu plus loin, la cour d’honneur du Crédit Municipal donnera une place au rock indépendant bordelais avec une soirée portée par Bordeaux Rock, Flippin Freaks et Les Disques du Paradis. Au programme : TH Da Freak, Lal Tuna, Straw Dogs, Tacoblaster et Dodudaboum, dans un esprit local, festif et bienveillant, à deux pas de la Grosse Cloche.

Sur la rive droite, le quai Deschamps prendra lui aussi des airs de scène à ciel ouvert. WILD x Assonances promet un open air gratuit ou à don libre, de 19h à 1h. La soirée mettra en avant une scène hybride, avec EmmaFleurs, Guu, Titouan L.C.S, Olyn Two, Bazar Musique ou encore Danaé & Éloïse. Là encore, l’esprit de la Fête de la musique est bien présent : des esthétiques qui se mélangent, du live, du DJ set, des collectifs locaux et une programmation qui parle autant aux curieux qu’aux habitués des nuits bordelaises.

Dans les Chartrons, la fête prendra une forme plus participative. BAM Karaoke Box annonce l’ouverture gratuite de ses salles dès 18h, sans réservation, rue Cornac. L’idée est moins d’écouter que de prendre le micro : tubes populaires, performances improvisées et chanteurs d’un soir. Une manière de rappeler que la Fête de la musique ne se limite pas aux scènes montées, mais tient aussi à cette envie collective de chanter, parfois faux, souvent fort, toujours ensemble.

Dans le même quartier, le Mondrian Bordeaux Les Carmes proposera une version plus feutrée et payante de la journée, avec un brunch musical au restaurant Morimoto Bordeaux, accompagné en live par Logan à la Mélodie au violoncelle électrique et Angy au chant. Une proposition à part des grands rendez-vous gratuits, qui montre aussi l’élargissement de la Fête de la musique à des formats très différents, du dancefloor populaire au déjeuner en musique.

La métropole ne sera pas en reste. À Pessac, la programmation commencera dès 15h30 et s’appuiera sur 39 formations musicales réparties sur plusieurs sites : place de la Ve République, église Saint-Martin, esplanade Charles-de-Gaulle, parcs de Fontaudin et de Cazalet, parc Razon. Chorales, ensembles vocaux, élèves de l’école de musique, groupes amateurs, DJ sets et associations locales composeront une fête très territorialisée, pensée comme un parcours dans la ville. Un temps participatif est également prévu au parc de Fontaudin, avec une découverte d’instruments proposée par la médiathèque Jacques Ellul. Le final, à partir de 21h place de la Ve République, sera assuré par Ape Man x Smhylie, entre pop, soul, jazz et hip-hop.

À Talence, cette attention à la chaleur est même intégrée à l’organisation. Le rendez-vous est fixé au parc Peixotto, de 18h à 22h, dans le sous-bois ombragé. La programmation mêlera folk, pop, rock, soul et chanson italienne avec Mahualen, Be’nJane, Soulgrin et Malavita. La scène et le public doivent être installés sous les arbres, avec plusieurs points d’eau accessibles à proximité. Un détail pratique, mais aussi un signe des temps : même une fête populaire de début d’été se pense désormais avec la question de la fraîcheur.

À Mérignac, la fête se tiendra samedi 20 juin place Charles-de-Gaulle, à partir de 20h. Les Tunaz, Oriane & Mt, The Lobsters, Oxo Mary et Late 4 Summer se succéderont sur scène, avec une programmation pop rock, pop folk, funk et pop punk. À Villenave-d’Ornon, le parc Sourreil accueillera dimanche 21 juin deux scènes et huit groupes, dans un décor de plein air, avec notamment funky pop rock, rock trip hop, slam musical, jazz fusion et blues rock.

Plus loin dans le département, Izon proposera dès samedi 20 juin un détour par le jazz. À 17h, salle des fêtes, Clément Caratini à la clarinette et Daniel Mizrahi à la guitare revisiteront les grands classiques, de Louis Armstrong à Duke Ellington. Le concert, gratuit avec participation libre, sera précédé par une première partie portée par des écoliers et des habitants de la commune, après plusieurs ateliers menés en amont avec des enfants, des seniors et des élèves de l’école de musique intercommunale.

Cette Fête de la musique 2026 raconte finalement quelque chose de très bordelais : une ville-centre traversée par les collectifs électro, les scènes émergentes et les formats participatifs, mais aussi une métropole où les communes gardent leur propre rythme. À Pessac, Talence, Mérignac, Villenave-d’Ornon ou Izon, la fête repose autant sur les associations que sur les écoles de musique, les habitants, les groupes locaux et les lieux de proximité.

Après une semaine marquée par la vigilance chaleur en Gironde, cette édition aura aussi valeur de test grandeur nature pour l’usage des espaces publics en soirée. Comment continuer à se rassembler, chanter, danser et faire vivre les places, les parcs ou les quais, tout en adaptant la ville aux étés qui s’installent plus tôt ? Le 21 juin, il ne s’agira donc pas seulement de choisir un concert. Il faudra choisir une ambiance : danser au Parc Bordelais, rejoindre Pagaille aux Quinconces, écouter du rock près de la Grosse Cloche, chanter aux Chartrons, flâner à Pessac, écouter du jazz à Izon, retrouver les groupes locaux à Mérignac ou profiter d’un parc ombragé à Talence. Une Fête de la musique à l’image de la métropole : dispersée, populaire, parfois bruyante, souvent généreuse, mais désormais rattrapée elle aussi par la question de l’adaptation.

Écrit par

Jean-Sébastien Dufourg

Directeur de la publication

Créateur du site web et co fondateur du magazine en 2011