Bordeaux

il y a 25 minutes

LGV Bordeaux-Toulouse : le projet franchit un cap décisif

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Longtemps discuté, régulièrement contesté, le dossier des lignes nouvelles ferroviaires au sud de Bordeaux avance désormais sur un terrain plus balisé. Ce jeudi 7 mai, à Toulouse, l’État et plusieurs collectivités engagées dans la Ligne Nouvelle du Sud-Ouest ont signé un protocole d’accord destiné à sécuriser les prochaines étapes financières et opérationnelles du projet.

Réunis autour du Premier ministre Sébastien Lecornu, les présidents de Région Alain Rousset pour la Nouvelle-Aquitaine et Carole Delga pour l’Occitanie, ainsi que plusieurs représentants de départements, de Toulouse Métropole et de Bordeaux Métropole, ont acté de nouveaux engagements communs. La Société du Grand Projet du Sud-Ouest y voit une étape majeure, traduisant l’engagement de l’État sur l’ensemble du chantier.

Le protocole prévoit notamment un effort financier de 410 millions d’euros de l’État et de 410 millions d’euros des collectivités pour les années 2026 et 2027, soit 820 millions d’euros au total sur deux ans. Il acte aussi le lancement, dès 2026, de la procédure d’attribution des marchés globaux. Une nouvelle phase de travail doit par ailleurs s’ouvrir afin de préciser, dans le mois à venir, l’actualisation des coûts, des délais et des modalités financières du projet.

Présent à Toulouse, Thomas Cazenave, maire de Bordeaux et président de Bordeaux Métropole, a signé l’accord au nom de la Métropole. Pour lui, l’enjeu ne se limite pas à réduire les temps de trajet entre Bordeaux et Toulouse. Le projet s’inscrit aussi dans une vision plus large du Grand Sud-Ouest et dans l’organisation des mobilités du quotidien, avec un lien assumé avec la montée en puissance du RER métropolitain.

Régulièrement défendues comme un levier de décarbonation des transports, d’attractivité et de cohésion territoriale, les lignes nouvelles Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax restent toutefois un dossier sensible. Le coût global, le financement définitif, le calendrier et l’impact environnemental continuent d’alimenter les débats. La signature du protocole ne clôt donc pas les controverses, mais elle confirme une volonté institutionnelle : pousser le projet jusqu’à sa phase opérationnelle.