Saintes-Girondins : trois solutions n’ont pas abouti, la LFNA appelle l’État et la FFF
La rencontre du troisième tour de la Coupe de France entre l’ES Saintes et les Girondins de Bordeaux reste sans solution d’organisation. Après avoir étudié trois scénarios, tous confrontés à des obstacles financiers, matériels ou sécuritaires, la Ligue de football Nouvelle-Aquitaine appelle désormais les pouvoirs publics et la Fédération à intervenir.
Initialement programmée le 12 septembre, la rencontre entre l’ES Saintes et les Girondins avait déjà été reportée. Dans un communiqué diffusé jeudi 17 septembre, la Ligue de football Nouvelle-Aquitaine détaille les démarches entreprises depuis une dizaine de jours pour tenter de permettre sa tenue.
La première solution consistait à maintenir le match au stade Yvon-Chevalier de Saintes. La LFNA indique avoir accompagné le club dans la préparation de l’accueil, face aux exigences formulées par les autorités locales et les services de l’État. Une rencontre à huis clos aurait même été envisagée.
Cette hypothèse n’a pas abouti. Selon la Ligue, l’ES Saintes aurait dû supporter près de 40 000 euros de frais pour assurer l’organisation et la sécurisation du match, une somme difficilement compatible avec les moyens d’un club amateur. Le communiqué ne détaille toutefois ni la composition de cette somme ni les exigences précises formulées par les autorités.
La LFNA a ensuite étudié une inversion de la rencontre, comme le permettent les règlements. Bordeaux Métropole et les Girondins ont cependant signalé l’indisponibilité du stade. Le club bordelais a également fait état de son impossibilité matérielle et financière d’organiser le match dans les délais impartis. Le communiqué ne précise pas quelle enceinte était envisagée.
Une troisième solution a été recherchée au Centre technique régional de Puymoyen, où la Ligue avait déjà organisé une rencontre à huis clos dans une situation comparable. Mais les services de l’État auraient indiqué ne pas disposer des ressources nécessaires pour assurer le dispositif de sécurité, celles-ci étant déjà mobilisées sur un autre événement.
À ce stade, aucun forfait ni aucune qualification administrative n’ont été annoncés. La LFNA prévient néanmoins que ses instances compétentes pourraient être amenées à statuer sur les suites sportives si aucune solution ne permet la tenue du match.
Au-delà de cette rencontre, la Ligue alerte sur les conséquences de la présence des Girondins dans les compétitions amateurs. Le club est susceptible de provoquer une affluence et des exigences de sécurité très supérieures à celles habituellement rencontrées par ses adversaires.
La situation donne une portée immédiate aux interrogations récemment exprimées par Thomas Cazenave. Comme nous l’expliquions dans notre précédent article, le maire de Bordeaux avait souligné la nécessité de travailler avec la préfecture afin de trouver des enceintes adaptées.
La LFNA appelle désormais les services de l’État, les ministères concernés et la FFF à rechercher une issue pour cette rencontre, mais également une solution plus durable pour les prochains clubs confrontés au même problème.
« Un match de football doit, chaque fois que les conditions le permettent, se décider sur le terrain », conclut la Ligue. Pour Saintes comme pour Bordeaux, cette possibilité reste encore à rendre concrète.



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