Bordeaux

il y a 4 minutes

Charlie de La Pachanga, la nuit de Paludate perd un visage

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Figure familière des nuits bordelaises, Charles Martin, dit Charlie, patron historique de La Pachanga, est décédé à 75 ans. Son nom reste attaché à l’âge d’or des quais de Paludate.

À Bordeaux, son prénom suffisait presque à le situer. Charles Martin, que tout le monde appelait Charlie, s’est éteint lundi 4 mai, à l’âge de 75 ans, après une longue maladie. Patron de La Pachanga, il faisait partie de ces figures discrètes mais essentielles qui ont longtemps donné un visage à la nuit bordelaise. Les obsèques sont annoncées lundi 11 mai à Fargues-Saint-Hilaire.

Pour plusieurs générations de fêtards, son nom reste lié aux quais de Paludate, ce quartier qui, avant sa profonde transformation urbaine, concentrait une grande partie de la vie nocturne bordelaise. À la fin des années 1990 et dans les années 2000, on y venait de toute la métropole, parfois de plus loin, pour passer d’un établissement à l’autre jusqu’au petit matin.

La Pachanga faisait partie de ce décor. Charlie, lui, n’était pas seulement un patron de discothèque. Il était une présence, un repère, un homme de terrain, souvent décrit par ceux qui l’ont croisé comme travailleur, attentif et profondément attaché à son métier. Même affaibli, il avait continué à rester proche de son établissement, fidèle à une vie passée dans l’univers de la nuit.

Son parcours avait commencé bien avant Paludate, notamment comme portier dans des lieux bordelais et girondins qui ont aussi marqué leur époque. Mais c’est sur les quais qu’il a inscrit son nom dans la mémoire locale, au moment où Bordeaux vivait encore une nuit populaire, dense, parfois bruyante, mais profondément ancrée dans la ville.

Depuis, Paludate a changé de visage. Les anciens clubs ont peu à peu disparu, remplacés par d’autres usages, d’autres quartiers, d’autres habitudes. Avec la disparition de Charlie, c’est une part de cette histoire bordelaise qui s’efface un peu plus.