C’est accompagné de Lou De Laâge et Pierre Niney que Frédéric Louf est venu présenter son premier long métrage. Le cinéma français cultive lui aussi le rétro. Dans "J’aime regarder les filles", Frédéric Louf revient sur le mois de mai 1981 et l’élection de François Mitterrand, avec tous les espoirs que ce changement avait amené. C’est vrai que 30 ans après, ce film sonne un peu comme un anniversaire, et ce n’est pas un hasard.
Synopsis et film
Romance politique : La veille du 10 mai 1981, Primo et Gabrielle, 18 ans, se rencontrent. Elle fait partie de la bourgeoisie parisienne. Lui est fils de petits commerçants de Province. Ébloui par le charme de Gabrielle et des filles qui l’entourent, Primo bluffe. Il s’invente un nouveau pedigree, ment beaucoup, et compense le vide de ses poches à coup d’audace et d’imagination.
Comédie dramatique
durée 1H32
France : 2011
Réalisateur : Frédéric Louf
avec : Pierre Niney, Michel Vuillermoz,
Johan Libéreau, Audrey Bastien,
Lou De Laâge, Victor Bessiere,
Ali Marhyar, Catherine Chevalier
Date de sortie : 20/07/2011
Frédéric Louf devant la presse
Pourquoi ce titre là ?
Frédéric Louf : "C’est le tube de 1981 (Patrick Coutin 1981 NDLR), d’abord on l’utilise dans le film, le titre en question et je trouve que çà ressemblait très bien à ce qu’on a fait ensemble. En plus , il y a une petite ironie car mon personnage est profondément romantique c’est pas un coureur de jupons et je trouvais amusant d’avoir un titre qui fasse une sorte de contre-pied à ce qu’est véritablement le personnage. En même temps j’ai toujours était persuadé que Patrick Coutin, qui lui aussi est un grand romantique, que pour lui cette chanson est le cri de quelqu’un qui attend la femme de sa vie. C’est comme çà que je me suis toujours représenté cette chanson. C’est sa première vraie histoire à Primo."
Devant le public
C’est Stéphane Potel de l’UGC qui a posé les premières questions avant que le réalisateur et les acteurs ne répondent à la salle.
La genèse de ce film ?
Frédéric Louf : "J’ai essayé de faire un film sur l’immaturité, j’ai essayé de capter quelque chose de cette fin d’enfance, qui parfois se prolonge jusqu’à l’âge adulte. Quel choix on doit faire à cette période là".
- Pierre Niney, Lou de Laâge et Frédéric Louf interrogés par Stéphane Potel.
- photo Bordeaux Gazette - Mireille Rajoely
Comment vous avez abordé ce rôle ?
Lou de Laâge : "C’est très simple, parce que Fred a beaucoup était là pour nous. Il m’a donné beaucoup de pistes de travail, étant donné que c’était un projet qui lui tenait à coeur. Du travail, beaucoup de travail et voilà".
Vous, Pierre, comment avez-vous abordé ce rôle ?
Pierre Niney : "Il y avait une bonne part auto-biographique dans le film et je sentais que pesait sur moi le poids de l’histoire de Fred. Je m’inspirais très simplement du Monsieur qui me donnait des consignes sur le plateau. Je le regardais s’agiter et je me disais qu’il y avait des choses à reprendre évidemment, donc là c’est intéressant d’observer en tant que comédien car après il y a des choses que l’on peut refaire. La première scène où je "shoote" dans les bouquins, Frédéric ne me disait pas comment faire, avant qu’on tourne il était lui-même entrain de ranger les bouquins avec une espèce de maniaquerie hyper précise et je n’avais qu’à le regarder et je refaisais la même scène en rangeant les bouquins"

Ecrit par Bernard Lamarque
Co-fondateur de Bordeaux Gazette
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