Hollande s’est fendu d’un commentaire assez caustique sur Macron en précisant que c’était le président des "très" riches. Macron pour Hollande c’est un peu Brutus mais n’est pas César qui veut et ce dernier a un côté plutôt pagnolesque en s’échappant sur son scooter pour aller voir sa belle. "L’appel des glandes" ont suggérer quelques uns, mais on lui a beaucoup reprocher de ne pas trop en avoir de glandes justement. En tout cas pour Macron c’est un anathème qui est repris par tout le monde et par toutes les formations politiques, même Virginie Calmels lors d’un interview sur RTL a évoqué le sujet de façon détournée. Après la suppression d’une partie de l’impôt sur la fortune dont on ne sait pas trop si les détenteurs de fonds exonérés auront le bon goût de les placer dans le développement économique et la suppression de l’Exit taxe ce qualificatif est remis en avant et lui colle à la peau. L’Exit taxe rapportait quand même un peu, même si beaucoup soutenaient qu’elle était symbolique, mais si elle était symbolique alors pourquoi la supprimer ? Pour l’instant pour les petites gens, Macron c’est un peu celui qui s’en prend aux humbles qu’il à l’air de considérer avec mépris et qui font les frais de sa politique. Les humbles aimeraient qu’il s’attaqua plus volontiers aux "statuts privilégiés" de la haute administration qu’à ceux des travailleurs de la SNCF. Pour l’INSEE on est riche à partir de cent mille euros de gains par an et on aimerait bien savoir à l’aune de ce repère qui est riche à la SNCF et est ce qu’un conducteur même de TGV arrive t’il à ce seuil d’émoluments. Il serait très intéressant de connaitre le type de population qui est recouvert par cette hauteur de rémunération annuelle et à partir de cette constatation on pourrait déduire de qui Macron est le Président. Surement sur cette base il est le Président de relativement peu de gens mais alors où peut on situer le critère des très riches cher à Hollande et qui lui resterait il à gouverner. Même s’il résiste mieux que les deux précédents présidents qui n’étaient pas forcément les présidents des pauvres, après un an de pouvoir avec encore 47 % de satisfaits, sa côte s’érode régulièrement et "chi va piano va sano va lantano" et il aura beaucoup de mal à se défaire de cette image qui risque de ne plus le quitter.

Ecrit par Bernard Lamarque
Co-fondateur de Bordeaux Gazette
Recherche
Sur le même sujet
Bordeaux Gazette Annuaire
