Viva l’Opéra

La Walkyrie de Richard Wagner à l’UGC

Compositeur allemand de la période romantique Richard Wagner occupe une place importante dans l’histoire de la musique occidentale par l’intermédiaire de ses opéras, dont il compose en général lui-même, à la fois la musique et le livret. Sa vie bohème et fantasque lui fait endosser de multiples habits : révolutionnaire sans le sou, fugitif traqué par la police, homme à femmes, confident intime du roi Louis II de Bavière, critique et analyste musical, intellectuel en proie aux errements idéologiques de son époque qui sera récupéré, après sa mort et dans un contexte différent, par les nazis.

Une chevauchée fantastique
2013 est l’année du bicentenaire de Verdi, c’est aussi celle du bicentenaire de Wagner, les deux plus grands compositeurs lyriques étant nés à quelques mois de distance. Nous avons donc choisi d’inviter les spectateurs de Viva l’Opéra à entrer dans le monde de Wagner par un de ses opéras les plus connus – surtout du fait de la fameuse « Chevauchée » qui se déchaine au début du 3ème acte. Deuxième volet de la Tétralogie, cet ensemble de quatre opéras avec lesquels Wagner a bâti un des plus étonnants monuments de l’histoire de l’opéra, cette Walkyrie met en scène des affrontements grandioses, entre Wotan et sa fille, la fière Walkyrie Brunnhilde, ou sa femme, la terrible Fricka, et des passions sublimes, entre Siegmund et sa sœur Sieglinde, le tout porté par le souffle tellurique d’un orchestre flamboyant. La représentation filmée à la Scala de Milan dans une mise en scène de Guy Cassiers bénéficie en premier lieu de la direction incandescente et inspirée de Daniel Barenboïm, mais aussi d’une distribution éclatante, René Pape, Simon O’Neil et surtout deux immenses wagnériennes, Nina Stemme et Waltraud Meier. Le grand souffle de Wagner est là.
Alain Duault

Synopsis
Chassé par la tempête, Siegmund trouve refuge chez Hunding et Sieglinde qui l’accueillent pour la nuit. Bien vite, Siegmund reconnait en Sieglinde sa sœur jumelle et tous deux sont pris d’une passion interdite. Le lendemain, Siegmund va combattre Hunding mais le Dieu Wotan, père des amants incestueux, envoie sa fille, la Walkyrie Brünnhilde, pour faire tomber Siegmund. Déchirée, Brünnhilde choisit de protéger le jeune héros, que Wotan terrasse de sa propre main. Elle encourt un châtiment à la hauteur de sa faute : malgré l’amour qu’il porte à sa fille, Wotan prive Brünnhilde de sa divinité et la plonge dans un profond sommeil derrière un mur de flammes, que seul un héros ignorant la peur pourra traverser.
Livret
Richard Wagner
Direction Musicale

Daniel Barenboïm


Daniel Barenboïm
Mise en scène
Guy Cassiers
Distribution
Siegmund  : Simon O’Neill
Hunding :Jhon Tomlison
Wotan  : René Pape
Sieglinde  : Waltraud Meier
Brünnhilde  : Nina Stemme
Gerhilde  : Danielle Halbwachs
Ortlïnde  : Carola Hörn
Waltraute  : Yvonne Fuchs
Schwertleite  : Anaïk Morel
Helmwige  : Susan Foster
Siegrune  : Lean Sandel-Pantaleo
Gringerde  : Nicolas Piccolomini
Rossweisse  : Simon Schröder

Jeudi 7 février
19h30 précises
Durée du spectacle
4h 36 / 3 actes dont 2 entractes de 20 minutes

Ecrit par Bernard Lamarque

Co-fondateur et rédacteur en chef de Bordeaux Gazette


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