Bordeaux
Dimanche 20 novembre, rendez-vous était donné à midi et demi par l’office du tourisme de Bordeaux pour une « balade gourmande » de deux heures à l’occasion de « Bordeaux So Good ».
Le fait est que je suis arrivée en retard, car l’office de tourisme où je me suis rendu n’est pas le bon. Heureusement, une charmante dame me guide vers le groupe auquel je me suis inscrite et qui est déjà parti… Je sors en courant pour rattraper les minutes perdues sans vraiment écouter les directives de l’hôtesse. Je n’ai qu’un seul défaut parmi tant d’autres, je n’ai absolument pas le sens de l’orientation. Et donc, me voici, déambulant dans notre bonne vieille ville, mon iPhone à la main qui ne cesse de me clamer de me diriger vers le nord. D’accord ! Mais il est où le nord, je pense aux marins qui se dirigeaient grâce aux étoiles ; si j’avais été Christophe Colomb, on n’aurait probablement jamais découvert l’Amérique. Après quelques errements lamentables, je reviens à la bonne méthode éprouvée depuis des lustres, je demande mon chemin à un quidam. Terminée ma course contre le temps ! Je soupire en pensant que je vais sûrement me régaler avec toutes ces promesses de mets délicieux à déguster.
Je suis accueillie par une dame en rouge prénommée Véronique qui conduit son groupe de 8 personnes au travers de la ville dont elle connaît toute l’histoire et les anecdotes les plus intéressantes. À cause de mon retard, j’apprends que je serai privée de la visite de la boutique « chez Pascal », mais fort obligeamment on a prévu de me donner la dune blanche qui m’était destinée. C’est un tout léger petit chou garni de crème et saupoudrer de sucre… une délectation ! Nous arrivons dans la cossue petite épicerie du terroir « La comtesse du Barry ». Sur un toast qui ressemble étrangement à une biscotte coupée en cinq, la patronne a tartiné une couche de foie gras au magret qui ne manque pas de saveur. Après présentation et historique rapide de la comtesse dont le rang aristocratique reste mystérieux, nous quittons les lieux vers une autre destination gastronomique.
La chocolaterie de Hasnaâ Ferreira (élue chocolatière de l’année) nous est ouverte et une jeune femme nous conte l’histoire de sa créatrice en nous faisant déguster quelques carrés de chocolat aux goûts étonnants souvent délicieux. Nous apprenons que le cacao a ses grands crus comme le vin. Le plus recherché et le plus rare c’est le criollo fin et chaleureux, ensuite il y a le Forastero plus fort en arôme et le trinitario corsé et long en bouche, issu du croisement des deux autres. Tous ces noms fleurent bon le sud et ses contrées chaudes et sucrées.
La visite se poursuit sous un soleil pâle et malgré cette fin d’automne, les rues sont animées. Nous voilà dans la chocolaterie « Mademoiselle de Margaux ». À nouveau nous sommes amenés à goûter, du chocolat, mais cette fois sous la forme de sarments de vignes. Nous devenons des experts en chocolat.
Six boutiques à visiter étaient prévues sur le papier. Pourtant, La visite se termine sur la belle Place de la Bourse. J’aime visiter Bordeaux, j’apprends toujours des choses nouvelles et sur ce point je n’ai pas été déçue, la guide était parfaite. Je qualifierais cette promenade de culturelle et intéressante, mais certainement pas de gourmande.

Ecrit par Marie-Laure Bousquet
Rédactrice à Bordeaux-Gazette, elle intervient le plus souvent dans les rubriques sur le théâtre. Elle alimente la rubrique « Et si je vous racontais » avec des nouvelles fantastiques ou d’anticipation. Elle est aussi l’auteure de plusieurs romans : Les beaux mensonges, La fiancée du premier étage, Madame Delannay est revenue, Le voyageur insomniaque, Enfin seul ou presque, Raid pelotes et nébuleuses. D’autres romans sont à venir. https://www.amazon.fr/Marie-Laure-BOUSQUET/e/B00HTNM6EY/ref=aufs_dp_fta_dsk
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