Petite histoire de la presse

Tant il est vrai que les hommes ne peuvent se passer d’information, le journal fut inventé bien longtemps avant que la presse ne le soit. Le musée du Louvre conserve des tablettes datant de l’Egypte antique sur lesquelles sont commentées des événements d’actualité. Le journalisme est donc contemporain des Pharaons et sans doute même antérieur car Summer et Babylone ont eu leur P.P.D.A.
Au moyen-Age, les pèlerins inventèrent la radiodiffusion qui existait auparavant sous le nom de téléphone arabe. Ils racontaient aux uns ce qu’ils avaient vu chez les autres. C’était Tintin reporter au pays des Croisés. Louis XI fit beaucoup pour la presse en inventant la poste. Dès lors, l’information n’était plus seulement quérable, elle devenait portable. Le système s’améliora car Louis XI qui était un malin avait également inventé une manière subtile d’ouvrir les lettres sans que cela se voie. Il était donc le lecteur le mieux renseigné de son royaume.
Puis vint un médecin protestant du nom de Théophraste Renaudot. Il inventa à la fois le journal que nous connaissons toujours et la servilité de la plume car il était historiographe, c’est-à-dire qu’il n’écrivait que ce qui faisait plaisir à ceux qui l’employaient.
Il n’est pas impossible qu’une certaine docilité blâmable toujours en vigueur de nos jours soit héritière de ces temps anciens. La courtoisie des journalistes avec le pouvoir n’est jamais jugée suffisante par celui-ci. Du coup, la censure qui existait déjà sous diverses formes tomba drue sur les gazettes comme pluie en novembre. On vivait déjà dans un monde moderne où les canards n’étaient pas tous aussi enchaînés qu’on le croit. Ils se déchaînèrent sous la Révolution quand la chasse fut autorisée pour les sans culotte. Le Journal de Paris, les Révolutions de France et de Brabant, le Courrier de Versailles à Paris, l’Ami du peuple, le Père Duchesne racontèrent dix ans d’histoire de France sur un ton plus ou moins leste, plus ou moins drôle, plus ou moins ordurier.
Avec Bonaparte, la censure revint et les journalistes qui n’étaient pas montés à l’échafaud furent déportés en Guyane. Durant tout le XIX° siècle, écrire fut une activité à haut risque. On avait le choix entre les îles anglo-normande, la Guyane ou la Nouvelle Calédonie . Avec le retour de la république, la censure fut supprimée. Du moins, en principe et à quelques exceptions près.... Ce sont ces exceptions qui sont savoureuses à raconter et c’est à ce sport délicieux que se livrera Florence Mothe dans la conférence qu’elle donnera le dimanche 2 juin à 17 h au château de Mongenan.
Ses auditeurs sauront tout ce qu’ils n’auraient jamais du savoir sur l’affaire des vins de Bordeaux, sur l’affaire Papon, sur l’affaire des notables, sur tous les scandales politico-financiers dont la presse donne le plus souvent des versions édulcorées, améliorées, convenables. Histoire sans doute de réduire les risques qui sont réels pour les journalistes et les journaux, et pas seulement en Turquie... Une conférence bien édifiante pour tous ceux qui ont l’intention d’arrêter de ne rien savoir.
Renseignements : château de Mongenan 05 56 67 18 11
Visite à partir de 14 h,
conférence à 17 h suivie de la dégustation gourmande des vins du domaine.
Entrée 10 €, gratuite jusqu’à 12 ans

Collection château de Mongenan

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