Bordeaux

"Ensemble" le mot clé de François Bayrou

François Bayrou refuse que le second tour soit écrit d’avance et il propose de rassembler la gauche et la droite sous son autorité. Il y croit dur comme fer et c’est une des raisons qui l’amène à ne pas se prononcer sur le second tour d’autant qu’il ne s’estime pas propriétaire de ses voix. C’est un François Bayrou très disert qui s’est exprimé pendant 83 minutes à Bordeaux Lac.

Le meeting était prévu à 19 heures mais il n’a guère commencé avant 19h 45, laissant le soin à une banda de chauffer la salle. L’atmosphère de la salle était totalement Sud-Ouest car on a même entendu interprété l’hymne de la "Peña Baiona" mais c’est Jean Borotra, maire de Biarritz qui était là, qui partage la particularité avec Alain Cazabonne là lui aussi d’avoir de même un jumeau. Avant que François Bayrou n’intervienne des élus aquitains ont donné en quelques mots les raisons de leur soutien à François Bayrou sous la houlette du Mr Loyal de la soirée Johan Taris.

photo Bordeaux Gazette - Bernard Lamarque

C’est ainsi que se sont exprimés brièvement : Alain Cazabonne, Véronique Fayet, Martine Moga, Geneviève Darrieusseq, Jean-Jacques Lasserre, Robert Rochefort, Daniel Garrigue, Jean Lassalle et avec cette brochette d’élus, l’ancien président du Tribunal Pénal International pour l’ex-Yougoslavie Claude Jorda. Les propos allaient tous dans le même sens du refus des clivages. C’est sous les "Bayrou Président" que François Bayrou est arrivé du fond de la salle pour aller prendre place à la tribune. C’est ainsi qu’il est apparu comme le véritable régional de l’étape présidentielle en rappelant qu’il avait fait ses études à Bordeaux et qu’il avait des enfants qui vivent à Bordeaux. Il a rappelé que la démocratie était née dans les Pyrénées avec "les fors de Béarn" qui remontent à l’an mille.
Démagogie et démocratie sont strictement incompatibles
"On raconte des histoires au peuple français pour l’empêcher de choisir son destin" car la campagne électorale parle de choses frivoles comme l’étiquetage de la viande halal ou le permis de conduire sans se préoccuper du destin de la France et des français. L’important c’est le chômage, c’est l’emploi, c’est offrir aux jeunes un avenir car aujourd’hui la France s’appauvrit. "Quand il n’y a plus d’emploi, il n’y a plus de charges sociales". La campagne ne se préoccupe pas des grands sujets et il en fait la démonstration en parlant du commerce extérieur qui est une catastrophe pour notre économie ainsi que le déficit qu’il qualifie d’abyssal mais sans mettre en cause le coût du travail ni l’euro. Il a exposé son projet de développement par les filières comme la forêt et il a plaidé pour le soutien aux entrepreneurs.
C’est la transhumance

photo Bordeaux Gazette - Bernard Lamarque

Il a stigmatisé les girouettes de la politique qui sont à la recherche de prébendes en les comparant aux ovins qui changent de pâturage selon la saison et il a repris l’image qu’il avait employée le matin sur RTL sur les gnous qui se précipitent vers le même point d’eau, mais parfois il y a des crocodiles dans ces points d’eau. "Je veux que l’on récompense la constance, l’expérience et la compétence". "On n’a pas besoin de gens qui plient". Il s’en est pris aux systèmes partisans qui partagent la France en deux. Pour lui il ne s’agit pas de gouverner à gauche ou à droite ni même au centre, il s’agit de tirer la France de l’ornière et il porte le projet politique de l’unité du pays. Il a fait un vibrant plaidoyer pour l’éducation qui se dégrade. Pour lui, l’éducation est une des priorités du pays, comme pour François Hollande du reste, et il pense que la première langue vivante à apprendre à l’école c’est le français.
Moralisation de la vie publique
Il est revenu sur sa proposition de référendum pour régler le cumul des mandats et pour l’introduction d’un peu de proportionnelle car il pense que cette réforme sera repoussée "aux calendes grecques". Il souhaite qu’au Parlement seuls les présents votent et que tous les courants y soient représentés. Il a fustigé l’idée que les dés soient jetés avant le premier tour car cela ferme le champ démocratique. Il a conclu en spécifiant que "c’est au premier tour que l’élection présidentielle va se jouer". Curieux écho du discours qui se tenait quelques instants plus tôt à moins de 5 kilomètres à vol d’oiseau.

Ecrit par Bernard Lamarque

Co-fondateur et rédacteur en chef de Bordeaux Gazette


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