Bordeaux
La dix-huitième édition bordelaise de la marche des fiertés a rassemblé samedi dernier entre 4000 et 6000 personnes dans les rues du centre-ville. Tout le monde n’avait pas déserté pour rejoindre les plages de l’Atlantique ce sont simplement les bassins de la Colonne des Girondins qui ont servi de piscine.
Belle participation, plus importante que l’année précédente avec le beau temps contrairement à la journée très pluvieuse de l’an dernier et les voitures-bar ont permis de se désaltérer tout au long de la journée avec les petites canettes d’eau vendus un euro. Le thème de la marche « La Famille Pour Tous » était une initiative intéressante pour cette manifestation mais elle n’a vraisemblablement pas rassemblé ce week-end car les quelques 4000 personnes présentes étaient plutôt venues pour « vibrer et s’agiter » au son des musiques criardes diffusées par les chars qui offraient le spectacle.
On est resté dans la jauge habituelle de ce genre de cortège qui ne surprend plus personne. Il semble bien que sur l’ensemble du cortège il y a trente pour cent de jeunes qui viennent pour s’amuser à la provocation d’autant que maintenant la Gay Pride est entrée dans les mœurs, un peu comme la cavalcade de Carnaval. Les pancartes présentes pour le peu qu’il y en avait étaient dans l’ensemble plus humoristique que revendicatives et les jeunes s’offrent un parfum de mai 68. Seul le discours du président de la LGP Paul Vinot était dans le ton de la marche qui se veut revendicative mais la période n’est plus à cette actualité dans la mesure ou le mariage pour tous a été voté. La large acceptation de ce genre de manifestation avec son côté "provoc" et bon enfant, bien encadrée par les forces de police ne déclenche plus aucune réaction de la part de la population sinon un regard amusé et c’est ainsi que la manifestation s’est parfaitement déroulée.
Comme à l’habitude les militants de gauche étaient présent et on a noté la participation de Matthieu Rouveyre, Michèle Delaunay, Emmanuelle Ajon ou Ludovic Freygefond, qui sont toujours sensibles à ce sujet et aux revendications que porte la LGP Bordeaux. Place des Quinconces certains participants sont allés se rafraîchir car c’était presque la canicule, en conclusion la Gay Pride installée dans le paysage culturel aujourd’hui est devenu un rendez-vous festif et son caractère revendicatif s’est estompé aux regrets des organisateurs.
ERRATUM : La Gazette soucieuse de rester objective, mais qui n’a pas pour compétence le pointage exhaustif de chacun des élus participants, surtout lorsque ceux-ci ne sont pas présents es-qualité, tient à préciser que de nombreux élus de la majorité municipale participaient à la Gay Pride : Marik Fetouh adjoint, et les conseillers Mariette Laborde, Benoit Martin, Constance Mollat et Alain Silvestre.

Ecrit par Bernard Lamarque
Co-fondateur de Bordeaux Gazette
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