Viva l’Opéra

L’Italienne à Alger de Gioacchino Rossini

Comptant parmi les plus grands compositeurs du XIXe siècle, tant par l’importance et l’étendue de son répertoire que par sa qualité, son nom se rattache surtout à l’opéra dont les plus populaires sont "encore de nos jours" Il barbiere di Siviglia (d’après Le Barbier de Séville de Beaumarchais), La Cenerentola (d’après Cendrillon), La gazza ladra (La Pie voleuse), L’italiana in Algeri (L’Italienne à Alger) et Guillaume Tell.

Gaîté Exotique
Composé à vingt et un ans, en trois semaines à peine, L’Italienne à Alger a d’emblée conquis le public et c’est encore aujourd’hui un des fleurons de l’opéra bouffe à la napolitaine. « C’est la musique la plus physique que je connaisse » avouait Stendhal et il est vrai qu’il y a dans cette foldinguerie lancée cheveux au vent avec un panache insolent quelque chose d’aphrodisiaque. Dès l’Ouverture, on sent les poils se dresser sur les avant-bras : ça ne cessera pas pendant plus de deux heures de scintillements, de jaillissement, de mousse, une sorte d’orgie ludique particulièrement spumante ! Dans cette production filmée à Bologne, la troupe, emportée par la baguette de Paolo Olmi, donne à cette comédie son entrain irrésistible, avec un plateau où chacun se jette au feu des mélodies ricochantes. Le duo « Che muso » entre le Mustafa de Michele Pertusi et l’Isabella de Mariana Pizzolato est quasi surréaliste. Il y a là ce qui a toujours été la préoccupation première de Rossini, le plaisir ! A consommer sans modération !
Alain Duault

Intrigue
Mustafa, bey d’Alger, veut changer d’épouse, ennuyé par Elvira, qu’il compte offrir à son esclave Lindoro. Ce dernier a autre chose en tête : s’évader du sérail et regagner l’Italie, où l’attend sa fiancée Isabella. Mais l’Italienne fait elle-même le voyage jusqu’à Alger, après le naufrage de son bateau. Isabella n’est pas du genre à se laisser dicter quoi que ce soit : en un clin d’œil, elle subjugue Mustafa et lui impose ses quatre volontés – leur rencontre vaut son pesant d’or. Accompagnée de Taddeo, son ridicule soupirant qu’elle fait passer pour son oncle, Isabella n’a qu’une chose en tête : délivrer son Lindoro et regagner avec lui l’Italie. Laissant croire à Mustafa qu’il l’a conquise, Isabella se joue en réalité de lui, l’honorant du titre de « Pappataci » (« Bouffe et tais-toi »). Elle excite le patriotisme des marins italiens, enivre la garde du bey d’Alger, et parvient à quitter les rives d’Alger avec Lindoro. Mustafa, lui, promet de rester fidèle à son épouse et de ne plus jamais approcher la moindre Italienne !

Livret par Angelo Anelli
Théâtre Communal Bologne

Direction Musicale
Paolo Olmi
Mise en scène
Francesco Esposito
Distribution
Isabella  : Mariana Pizzolato
Mustafà  : Michele Pertusi
Elvira  : Anna Maria Sarra
Lindoro  : YiJie Shi
Taddeo  : Paolo Bordogna
Zulma  : Guiseppina Bridelli
Haly  : Clemente Antonio Daliotti

Jeudi 7 Novembre
19h30 précises
Durée du spectacle
2 h 45 / 2 actes dont 1 entracte de 20 minutes

Ecrit par Bernard Lamarque

Co-fondateur et rédacteur en chef de Bordeaux Gazette


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