Bordeaux
Alain Juppé n’a pu être là, en cette occasion, trop pris par les "Affaires Étrangères". Il a néanmoins passé un coup de fil personnel à l’impétrant avant qu’il ne reçoive son prix. C’est ainsi qu’on a appris qu’entre anciens premiers ministres et anciens de "normal sup", ils se tutoient. On peut regretter, pour la petite histoire, voire pour l’histoire tout court, que l’agrégé de lettres modernes (Laurent) et l’agrégé de lettres classiques (Alain) ne se soient retrouvés sur la même estrade.
C’est devant une nombreuse assistance qui comptait dans ses rangs la baronne Philippine de Rotschild ainsi que de nombreux grands noms du vin, que Dominique Ducassou, adjoint au maire chargé de la culture et de la protection du patrimoine, a reçu en lieu et place d’Alain Juppé :
Laurent Fabius, lauréat du prix Montaigne 2011,
Serge Receveur, Jacques Rigaud et le Grand Chancelier de l’Académie du Vin de Bordeaux.
Après une rapide introduction, Serge Receveur donne la parole à Dominique Ducassou, qui félicite le lauréat de ce prix littéraire "qui soutient un ouvrage littéraire qui a été marqué pour les valeurs de tolérance, d’humanisme et de liberté"
- Serge Receveur, Laurent Fabius, le grand Chancelier de l’Académie du vin, Jacques Rigaud et Dominique Ducassou
- photo Bordeaux Gazette - Bernard Lamarque
et après avoir qualifié Laurent Fabius de passeur culturel, il cède la parole à Jacques Rigaud.
"Qu’un homme politique en effet écrive un livre entier sur l’art, nous est apparu comme un évènement digne d’être salué, surtout dans une période où le personnel politique est souvent décrié", puis il se livre a une analyse de l’ouvrage en soulignant que les seules institutions qui ont traversé les âges sont les institutions culturelles. Puis il évoque l’humanisme de Montaigne en précisant : "c’est cet humanisme que nous apporte votre livre" et il termine par une citation de Montaigne.
Le grand Chancelier a pris à son tour la parole pour donner une vision sympathique, alerte et quelque peu humoristique de l’ouvrage en regrettant qu’il n’y ait pas plus de bouteilles de bons vins figurant sur ces tableaux et pour compenser cet oubli l’académie des vins de Bordeaux vous offre quelques flacons à boire sans modération*.
Pour Laurent Fabius : "Je dois dire tout le plaisir que c’est et l’honneur que de recevoir ce prix. Je suis très sensible à tout ce qui vient d’être dit". " C’est un plaisir pour moi d’être ici, de vous remercier pour le choix qui a été fait". Puis il s’est engagé dans un fervent plaidoyer pour l’enseignement de l’art en France à travers sa propre expérience.
* Le prix Montaigne est récompensé par vingt caisses de vins de grands châteaux du bordelais.

Ecrit par Bernard Lamarque
Co-fondateur de Bordeaux Gazette
Recherche
Sur le même sujet
Bordeaux Gazette Annuaire
