Bordeaux
C’est à la demande d’Alain Juppé que les services municipaux ont mobilisé les bordelais, afin de mettre en place une communication participative et que les habitants de notre Cité deviennent non seulement les acteurs mais aussi les fabricants d’une campagne sur le thème de plus en plus important pour ne pas dire crucial au sein de notre communauté de vie, les conditions du partage de la rue.
Deux cents personnes réunies …
Les anglicismes, Brexit ou pas, étant de plus en plus utilisés, c’est à un grand shooting et à de nombreux interviews qu’ont été conviés les bordelais dans les salons de l’Hôtel de Ville, le mercredi 7 Novembre entre 12h et 14h, chacun étant invité à donner oralement son avis, mais aussi à en faire un slogan personnalisé par le biais de la rédaction sur une petite affiche de la substantifique moelle retirée par chaque participant, à propos d’un sujet qui ne laisse personne indifférent.
Trouver la phrase justement ressentie, plus choc que chic mais cependant pédagogique, ne fut pas évident pour tout le monde, engendra pas mal de réflexion, d’hésitations et de brouillons déchirés, le tout cependant dans un climat constructif et dans la bonne humeur.
Entre 150 et 200 bordelais dont de nombreuses associations sont passées par les salons de la Mairie, tous les présents ou presque ont remis leur slogan.
Un code de la rue …
Alors que l’anarchie constatée par tous dans nos rues ne semble guère sur la voie d’une grande amélioration, l’ensemble des écrits et déclarations recueillis lors de ce shooting va conduire à la rédaction d’un code de la rue précisant toutes les règles existantes en la matière, règles trop souvent tout à fait méconnues du public. Quant à l’incessant rappel au civisme il ne saurait être vain, même si en la matière la perpétuelle constatation selon laquelle tout n’est que question d’éducation, n’est ni suffisante ni tout à fait vraie, tant le sentiment que la rue leur appartient touche des « clientèles » très variées.
Que dire de la peu en vogue autorité et de la nécessaire répression de certains intolérables excès, sinon que loin d’être inutiles, bien au contraire, elles n’ont pas que des adeptes.
Une permanente instruction civique, à l’ancienne diront certains, n’est toujours pas inutile …
Dans cet esprit ce « fameux shooting » fruit de la "com moderne" fut néanmoins fécond.
Attendons la suite….

Ecrit par Dominique Mirassou
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