Bordeaux

Captivante « Agnès Varda » à l’Institut Culturel Bernard Magrez

Une fois de plus, le pavillon La Boétie était plein à craquer, une assistance attentive et impatiente d’accueillir l’artiste cinéaste Agnès Varda, se pressait dans cette magnifique orangerie lorsque l’invitée tant attendue, arriva accompagnée de sa fille et de l’homme des lieux, Ashok Adiceam.



Après s’être posée plusieurs questions sur l’intitulé de la soirée, Agnès Varda, dame désormais âgée de 85 ans, au regard cependant toujours vif et au sourire malicieux, ne tarda pas à se raconter, à « nous raconter ». Aucune conclusion quant à l’intitulé de la soirée : « Rencontre », « Monologue », « Master class », rien de tout cela et d’ailleurs peu importe !!!
Courtes confidences
Et de nous confier
« J’aime surtout les autres, car ils m’intéressent, m’intriguent et souvent me déconcertent ».
« Je crois beaucoup que l’observation de la réalité ouvre la porte à l’imaginaire ».
" J’ai essayé de raconter le bonheur, mais il ne se raconte pas …"
La cinéaste et l’artiste
« J’ai pris goût à faire des installations dans les musées, c’est une autre façon de captiver ».
Agnès Varda se demande cependant toujours ce qui peut bien se transmettre à chacune de ses installations, surtout lorsque par exemple le public chinois écoute les confidences des veuves de Noirmoutier ???
Agnes varda et Ashok Adicéam
De sa filmographie des plus variées, avec Cléo de 5 à 7, ou encore Le Bonheur, Les plages d’Agnès en passant par Patatutopia, et son extraordinaire costume de pommes de terre, l’artiste cinéaste, « divertisseuse » comme elle le suggère, tout en nous parlant beaucoup d’elle, de ses expériences et péripéties d’exploratrice artistique, tourne aussi le miroir vers les autres. Toute à la fois drôle, enjouée et fine observatrice de la nature humaine, Agnès Varda nous enseigne tout à la fois l’étonnement, une certaine candeur, beaucoup d’humour, et surtout la nécessaire attention qu’il importe de prêter à autrui. Histoire peut-être de cultiver avec beaucoup de sensibilité tout ce que l’homme sait faire de formidable, et de conjurer le désenchantement de la vie qui n’est jamais très loin.
Un moment captivant en présence d’une vieille dame bienveillante, mais aussi juvénile, qui lorsqu’elle parle d’elle, nous parle aussi de nous, ce qui n’est pas si fréquent …. Intéressante soirée, et à « vue de nez », une assistance à 80 pour cent féminine. De quoi interroger un futur conférencier…
Notons qu’en prélude à la conférence, deux charmantes sœurs jumelles, Gianna et Laura Caronni, musiciennes argentines, l’une à la clarinette, l’autre au violoncelle, ont rendu hommage à Georges Brassens et à Nino Rota pour le plus grand plaisir du public.

Ecrit par Dominique Mirassou


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