Bordeaux

Les stylos rouges bordelais passent à l’action

Après les gilets jaunes c’est au tour des stylos rouges de faire parler d’eux. Nés il y a 3 semaines sur les réseaux sociaux, ce mouvement d’enseignants en colère a su se déployer en Gironde. Ainsi hier après-midi, une dizaine de professeurs et syndicats s’étaient donnés rendez-vous devant l’inspection académique de Bordeaux. Une mobilisation essentielle pour faire valoir l’ensemble de leurs revendications

« On en a marre de ne pas être pris au sérieux par le président et ses ministre. On a vraiment besoin d’une considération de l’institution », s’agace Pierre Lerois, enseignant à l’école primaire Salleboeuf. Un ras le bol qui a pris forme suite à l’allocution d’Emmanuel Macron le 12 décembre dernier. Un discours où le président n’a affirmé aucun soutient pour le corps enseignant. Face à ça une page facebook nationale nommée « les stylos rouges » s’est ainsi créée réunissant 66 000 internautes, dont 1000 membres de l’académie bordelaise. Après une première AG samedi dernier, les professeurs de l’Académie s’étaient réunis hier après midi devant les locaux des services départementaux de l’éducation nationale, près du Jardin Public de Bordeaux. Il n’y avait pas foule pour cette première manifestation. On pouvait compter une dizaine d’enseignants et quelques syndicats à l’image des représentants du FSU.

L’éducation en colère
Logo des stylos rouges

Pas de stylos rouges affichés mais des revendications communes telle que la revalorisation du métier d’enseignant (socialement et financièrement), l’amélioration des conditions d’apprentissages, la limitation du nombre d’élève, la fin des réformes dans le secondaire, ou encore retrouver le respect des élèves des parents et de sa hiérarchie. « Il y a des matins où les parents d’élèves me disent : amusez vous bien, comme-ci le métier d’enseignant était un jeu », confie Pierre Lerois. Un manifeste a ainsi été créé pour réunir l’ensemble des revendications du mouvement (13 au total) afin d’être le plus rapidement entendu par l’état. Des professeurs qui se disent prêts à passer à l’action : « On pense corriger des copies pendant les rassemblements. Ça fait parti du travail invisible des professeurs, un travail trop souvent négligé. », souligne Garlone Lajonie, enseignante au collège Victor-Louis à Talence. « On veut montrer que les professeurs ne sont pas des fainéants payés à ne rien faire », affirme-t-elle. Dans l’élan de cette mobilisation, une deuxième assemblée générale se tiendra samedi matin à Bordeaux (lieu non défini). Reste à savoir quelles seront les mesures votées par les stylos rouges pour gagner en visibilité, là où le jaune ne cesse d’être au centre du débat national.

Ecrit par Jean Rinaud


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