Bordeaux

Victor Finka, « Histoires vraies » et « Journaux Intimes », deux expositions qui le révèlent.



La galerie MLS, 123 quai des Chartrons à Bordeaux a présenté du 24 avril au 10 mai un ensemble d’œuvres de Victor Finka, sexagénaire tout en lumière. Victor Finka est un homme libre et un marin qui a choisi depuis une vingtaine d’année de s’adonner à l’une de ses passions et ainsi, de devenir pleinement artiste plasticien. Une série de collages intitulée « Les robots » composés de pièces recyclées accueille le visiteur, dans un premier temps avec une perception ludique. Puis, en s’approchant et détaillant le tableau-collage le ressenti n’est plus aussi anodin. En effet, l’un des robots, parfaitement expressif, est constitué en majeure partie de plaquettes de médicaments métalliques enrobant des comprimés. Victor Finka montre avec ce collage, dont le personnage se moque de son observateur, un cerveau empli de substances chimiques, démontrant que l’humanité ne pense plus par elle-même et qu’elle n’a ni la lucidité ni l’intelligence de construire une société bienveillante.

Un autre robot réalisé quant à lui avec une multitude de pièces détachées d’aspirateur, de pinceaux, de sifflets etc. représente un personnage rasta à la fois clown et interrogateur en colère. A son coté, un collage dessine la tête d’un chinois est-ce Mao ou est-ce un néo multimillionnaire ? Au visiteur de choisir. Ces personnages sont composés de pièces recyclées en tout genre, feutres, crayons de couleur, fils électriques, piles, condensateurs, pièces de plomberie, outils détournés de leur usage etc. Dans un premier temps ces œuvres peuvent être amusantes, tel des puzzles ou des assemblages de Lego que réalisent les enfants. Mais, sous un aspect espiègle et enfantin, Victor Finka interroge l’homme dans son humanité et sa capacité au discernement. Les peintures de Victor Finka peuvent être des bas-reliefs, comme son interprétation d’un portrait de Bacon aussi décomposé et violent que peut l’être sa peinture, montrant une certaine destruction de soi et, plus particulièrement de son cerveau.

Victor Finka est extrêmement curieux de tout et pose son regard parfois très critique sur notre consommation à outrance ou sur l’obsolescence programmée des objets du quotidien, notamment, au travers de l’installation du fer à repasser repensé en lampe. Mais il y a aussi beaucoup de poésie et de sensibilité dans certaines de ses peintures telle ce cavalier allant vers l’avenir, nous tournant le dos dans un paysage vert mais encadré de fleurs aux couleurs chatoyantes. Après cette exposition, depuis le 10 mai Victor Finka et ce jusqu’au 31 mai organise une nouvel évènement « Journaux Intimes, sculptures, peintures, collages, vidéo » à l’Hôtel particulier. Le vernissage a eu lieu le jeudi 17 mai 2018 à 19 heures.


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