DRITA, exemplaire pour son dévouement en France, sommée de retourner en Albanie

La préfecture de Gironde vient d’envoyer un refus à la demande de régularisation de Drita Kurtsmajlaj, jeune albanaise de 23 ans soutenue par des personnalités politiques de tous bords, des dizaines d’associations, d’organisation non gouvernementales et d’institutions, et des milliers de citoyens. Le Collectif pour Drita alerte sur une situation dramatique et inacceptable. Elle n’a pas fait un acte héroïque filmé, mais elle a une attitude héroïque dans l’ombre, jour après jour, depuis son arrivée sur le territoire français, il y a 4 ans. Tous ceux qui la connaissent peuvent en témoigner : les centaines de familles (de toutes origines) pour lesquelles elle a trouvé un hébergement d’urgence, collecté des dons, organisé des repas et Noël solidaires, mais aussi tous ceux qui l’ont sollicitée dans les hôpitaux, tribunaux, prisons, associations… pour lesquels elle a fourni des services d’interprétariat bénévoles. Elle a été assermentée et régulièrement contactée par nos institutions, voire réquisitionnée. Les services du 115 l’appellent quand ils n’ont plus de solutions d’hébergement d’urgence pour des familles. Drita se voit refuser son titre de séjour notamment pour faute de preuve du danger encouru en cas de retour en Albanie. Un comble lorsqu’on sait que 4 jours avant d’écrire cette lettre de refus, la préfecture recevait un courrier recommandé de la part du collectif qui lui demandait une audience afin d’apporter des éléments complémentaires dont un témoignage assermenté du maire de la commune de Markaj qui atteste du danger qui attendrait la famille Kurtsmajlaj en cas de retour en Albanie. Elle a le soutien de nombreuses personnalités politiques qui la connaissent personnellement et qui sont témoins de son intégration et de sa dévotion exemplaire : de Loïc Prud’homme (Député de la Gironde) à Alain Juppé (Maire de Bordeaux, Président de Bordeaux Métropole et ancien Premier Ministre), en passant par Jean-Luc Gleyze (Président du Département de la Gironde), Michèle Delaunay (conseillère municipale à Bordeaux, ancienne ministre) ou Vincent Feltesse (Conseiller municipal et métropolitain à Bordeaux et Bordeaux Métropole, élu régional Nouvelle Aquitaine)… Drita est connue et appréciée de toutes les ONG qui viennent en aide aux plus démunis sur Bordeaux car elle est au cœur du réseau de solidarité de la Métropole. Après avoir fui l’Albanie avec sa famille, où sa maison et le commerce familial ont été brûlés, où elle est menacée de mort par la vendetta (comme témoigne le maire de son ancien village), après avoir appris le Français et avoir montré une attitude plus exemplaire que la plupart des français, faisant honneur au mot « fraternité » de notre devise, Drita se voit refuser le droit de rester et de travailler en France. Elle est effondrée. Le Collectif pour Drita dénonce une attitude hypocrite et inacceptable de l’Etat et demande une régularisation de Drita en raison de ses services rendus à la France, et du danger qu’elle et sa famille encourent en retournant en Albanie.


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