Quand les planètes se mêlent de politique...

Parmi toutes les interrogations métaphysiques, scientifiques et philosophiques qui ont passionné le XVIII° siècle, la découverte d’autres mondes, habités ou non, a compté parmi les questions majeures. L’amélioration de l’optique, la mise en œuvre de calculs de plus en plus poussés et de télescopes de plus en plus puissants, rendaient fascinantes la contemplation et l’étude du ciel. D’autant plus que, jusqu’à l’affaire des poisons, astrologie et astronomie s’étaient à peu près confondues, l’astrologie étant enseignée en Sorbonne et donnant une explication, certes psychologique, mais rassurante des désagréments que pouvait occasionner le ciel. Le passage de la comète de Halley finit de tournebouler les cervelles et la Franc-Maçonnerie s’en mêla, s’interrogeant elle aussi sur cette fameuse pendule dont l’horloger était ou n’était pas le Grand Architecte de l’Univers. Pour autant, il existait à l’époque des savants authentiques qui appartenaient, naturellement, à la Loge parisienne des Neuf Sœurs. Deux d’entre eux retiendront, le dimanche 10 février à 17 h au château de Mongenan, l’attention des auditeurs de Florence Mothe qui racontera Lalande et Bailly, deux destins hors normes, qui croyaient tout à la fois au ciel et n’y croyait pas. Lalande eut une vie de scientifique longue et comblée, qui s’acheva dans les honneurs au XIX° siècle. Il était petit, chauve, grimaçant, et terrorisait ses contemporains car au milieu des conversations les plus sérieuses, il tirait de sa poche une élégante tabatière où il puisait des araignées noires et velues qu’il mâchait avec délectation. L’araignée vivante était réputée, à l’époque, pour apporter à ses dégustateur une virilité incomparable ! Bailly avait, en revanche la gastronomie plus commune, mais fut saisi en 1789 par le démon de la politique. Il présida les séances des Etats Généraux, fut nommé Maire de Paris, et, après la fuite à Varennes, fut accusé de collusion avec la famille royale, ce qui était tout à fait inexact. Au terme d’un procès inique, il fut condamné à mort, et finit, tremblant de froid car il pleuvait en ce jour cruel de novembre, sous le couperet de Samson. C’est cette double trajectoire philosophique, politique et astronomique que racontera Florence Mothe qui demeure bien persuadée que dans chaque destin individuel, les étoiles, décidément, y sont sans doute pour quelque chose.
Renseignements : Château de Mongenan : 05 56 67 18 11,
Visite à partir de 14 h,
conférence à 17 h suivie de la dégustation gourmande des vins du domaine


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