Mérignac
Bertrand Delanoë tenait une réunion publique de soutien à François Hollande jeudi 26 avril à Mérignac. Le député-maire de Paris est passé ce jeudi par la salle du Pin Galant, dans laquelle le candidat socialiste avait ouvert sa campagne officielle en janvier dernier.
Ce meeting de soutien en gironde avait pour intention de révéler une gauche à la fois soudée et hétéroclite. Aussi, les représentants locaux des différents partis de gauche étaient présents : Michèle Delaunay, député socialiste de la deuxième circonscription de Gironde ; Noël Mamère, député-maire de Bègles pour EE-LV ; et Sébastien Laborde, secrétaire départemental du PCF et militant du Front de Gauche. La réunion publique était animée par Ludovic Freygefond, premier secrétaire fédéral du PS en Gironde et vice-président de la CUB. Comme le veut la tradition, c’est le maire de la commune d’accueil qui a ouvert brièvement le rendez-vous. Le maire de Mérignac, Michel Sainte-Marie a rappelé avec fierté que sa commune n’a jamais dévié du socialisme depuis l’après-guerre.
« Nous appelons à voter pour le candidat socialiste, François Hollande »
Sébastien Laborde profite de son passage sur l’estrade pour appeler les sympathisants du front de gauche et du parti communiste à voter pour le candidat socialiste, le 6 mai prochain. Pour lui, il est évident que le pays est à un « tournant » et qu’après « dix ans de politique de classe », il est temps d’accélérer le changement. Et, le secrétaire départemental du Parti Communiste impute au président sortant d’avoir repris « les discours de haine du Front National » et donc d’avoir banalisé le vote d’extrême droite. « Cette population se sent abandonnée, elle attend des réponses rapides ! ».
« Ce n’est pas le pouvoir qui corrompt, c’est la peur de le perdre ! »
Comme à son habitude, le député-maire de Bègles a délivré un discours enflammé remarquable. Pour Noël Mamère, ce n’est pas, comme le philosophe Alain l’affirmait, le pouvoir qui corrompt, mais bien la peur de le perdre : « parce qu’il a peur (Nicolas Sarkozy), il corrompt la République ! », lance-t-il. Le béglais refuse que l’on puisse penser que les pauvres profitent de l’assistanat, en référence aux propos du président sortant, « c’est une conception empoisonnée de la République ». Son discours est dur. Pour lui, Sarkozy « rabaisse la république », alors que la France a besoin d’une « politique qui rassemble, qui nous rende fiers » ; à l’inverse de ce qu’entraîne Nicolas Sarkozy par la radicalisation récente de son discours.
« Avec François Hollande, nous aurons un président qui aime les Français, ça va tellement nous changer »
Bertrand Delanoë prend alors la parole pour un hommage au candidat socialiste. Le maire de Paris le remercie pour la « ténacité et la fidélité dans ses convictions » dont il fait preuve. Delanoë reste dans la même dimension critique que le maire de Bègles : Nicolas Sarkozy a porté un « coup à l’unité de la France ». En essayant d’adapter son discours aux revendications d’extrême-droite, le candidat UMP n’a fait que renforcer les divisions internes de la société, avec comme bouc émissaire principal l’immigré. Delanoë dénonce le comportement misérable du président sortant lorsque celui-ci « dit que les revendications du FN sont compatibles avec la République ». Enfin, le député-maire de Paris insiste sur le caractère historique de la période que traverse actuellement le pays : « cette élection du 6 mai, nous en sommes tous responsables. L’Histoire, ce n’est jamais un homme seul qui la fait, nous avons tous à être d’humbles bâtisseurs de l’Histoire. Ne retenez-rien le 6 mai ! ».

Ecrit par Nicolas Pastor
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