Bordeaux

"Des Vents Contraires" présenté à l’UGC par Jalil Laspert accompagné d’Isabelle Carré

Adaptation pour le cinéma du roman d’Olivier Adam dont les thèmes moteurs sont l’abandon et la solitude avec les personnage qui s’y cherchent , qui s’y perdent ou qui s’y retrouvent, rarement. Certains s’y noient, d’autres s’en sortent grâce à la vie et à des imprévus, mais son univers est toujours fait de famille tronquée, de deuil plus que douloureux, d’équations affectives plus ou moins insolubles. Ici, c’est un père avec deux enfants qui doit assumer seul son statut parental et son métier d’auteur n’est qu’un élément du décor de son combat, le sujet n’étant pas la littérature, mais la relation des êtres entr’eux.

Le film


Synopsis :La vie de Paul bascule le jour où sa femme Sarah disparait subitement. Après une année de recherches infructueuses, Paul est un homme brisé, rongé par le doute et la culpabilité. Sa dernière chance est peut être de tout reprendre à zéro : déménager avec ses 2 enfants à Saint-Malo, la ville où il a grandit. Mais des rencontres inattendues vont donner à ce nouveau départ une tournure qu’il n’imaginait pas.
Réalisé par : Jalil Lespert
Scénario : Olivier Adam, Jalil Lespert, Marion Laine
Avec : Benoît Magimel, Antoine Duléry,
Isabelle Carré, Audrey Tautou,
Ramzy Bedia, Marie-Ange Casta,
Bouli Lanners, Lubna Azabal,
Aurore Clément
Genre : drame
Durée : 1h31min
Jalil Lespert : Adolescent, Jalil Lespert accompagne son père Jean, comédien de théâtre, à un casting : l’un et l’autre sont engagés, car le réalisateur Laurent Cantet recherche deux acteurs pour interpréter un père et son fils dans son court-métrage "Jeux de plage" (1995). Laissant de côté des études de droit, Lespert décroche en 1999 son premier rôle dans un long-métrage ("Nos vies heureuses", le film-fleuve de Jacques Maillot). En 2000, c’est encore grâce à Laurent Cantet que Jalil Lespert accède à la notoriété : dans "Ressources humaines". Jalil Lespert réalise son premier long métrage en 2007, "24 mesures", film-puzzle présenté à Venise. La réalisation d’un deuxième long-métrage, le drame "Des vents contraires", lui offre l’opportunité encore une fois de confier le personnage principal à Benoît Magimel, après "24 mesures".

Devant le public


Pierre Bénar :
"Merci à tous les deux d’être venu à la rencontre du public bordelais, dans quel état d’esprit on attaque un deuxième film ?"
Jalil Lespert :
"Faire un film, c’est une aventure semée d’embuches, c’est à la fois merveilleux avec plusieurs étapes, mais à chaque étape on se dit qu’on est un peu fou de se lancer la dedans, mais là j’ai eu la chance d’être porté par le roman d’Olivier et je me sentais un peu responsable de raconter cette histoire, dans le premier film il y avait quelque chose de très premier degré et tout c’est fait très vite. Mais celui-ci avec le fait d’adapter un roman qui ne t’appartient pas, et le fait de s’approprier cette histoire a fait que le processus a été plus long, plus réfléchi, j’espère plus abouti au final."
Pierre Bénar :

photo Bordeaux Gazette - Mireille Rajoely


"Alors Isabelle avec Jalil vous vous connaissiez, aviez vous déjà joué ensemble ?"
Isabelle Carré
"Oui, nous avons tourné ensemble dans Bella Ciao (2001), c’était pas complétement réussi mais j’étais heureuse d’avoir tourner avec Jalil et j’ai surtout étais très heureuse quand il m’a proposé le rôle car on s’était pas revu. J’ai été enchanté car j’adorais le scénario et que j’avais beaucoup aimé le premier film qu’il a fait. C’était agréable de voir comment il était comme metteur en scène, comme directeur d’acteurs, c’est toujours chouette d’être dirigé par un acteur parce qu’il y a quelque chose qui est de l’ordre de la transmission, c’est un peu un cadeau."
Pierre Bénar :
"Comment s’est passé la relation avec Olivier Adam ?"
Jalil Lespert :
"Olivier, c’est un jeune auteur qui a 37 ans, qui a été plusieurs fois adapté au cinéma avec pas mal de succès. Il m’a appelé et il m’a demandé : est-ce que le roman t’a plu ? j’ai répondu oui et il m’a dit : J’ai pensé à toi
et donc c’est parti comme ça. Je lui ai demandé de nous accompagner pour pas qu’il se sente trahi car être auteur et voir son travail porté à l’écran et pas reconnaitre son roman ! J’avais envie d’avoir avec moi quelqu’un de talent et un auteur qui s’y retrouve au final, aussi heureux que moi. On s’est dit que le roman était formidable mais ce qui marche à l’écrit ne marche pas forcément au cinéma et on a transformé des personnages, par exemple pour le rôle d’Isabelle Carré dans le roman c’est un gros bonhomme de 50 ans. Il y avait aussi des choses que j’avais envie de transformer, de rapprocher de moi comme co-auteur et il a complètement entendu ça. Quand on adapte un roman au cinéma, l’idée c’est que c’est un autre objet. L’écriture d’un scénario c’est quelque chose de très différent d’un roman et tant mieux, on s’est amusé ensemble"

Le roman a reçu une excellente critique de la part de : Lire, le Nouvel Observateur, Télérama et Livres hebdo et on ne peut que souhaiter la même réussite au film.

Ecrit par Bernard Lamarque

Co-fondateur et rédacteur en chef de Bordeaux Gazette


Recherche

Nous suivre

Vous pouvez nous suivre sur les différents réseaux sociaux ci-dessous!


Newsletter!

Recevez directement le nouvelles actualités de Bordeaux Gazette.

Bordeaux Gazette Annuaire

Et si je vous racontais...

Chapitres : 1 - 2 - 3
Voyage, Voyage !

Chapitres : 1 - 2 - 3
Mecarecit 2035

Chapitres : 1 - 2 - 3 - 4 - 5 - 6 - 7
Bienvenue à Sainte Gueille

Chapitres : 1 - 2 - 3
On ne refait pas l’histoire

Chapitres : 1 - 2 - 3
Un monde meilleur

Nous suivre sur Facebook

Agenda