Bordeaux

Difficile second tour pour les candidats UMP sur Bordeaux

Depuis l’après-guerre (1946), Bordeaux a été à droite et on se demande si l’on ne va pas assister à un basculement, déjà opéré en partie en 2007 avec l’élection de Michèle Delaunay à la députation. L’équation la plus délicate est pour Nicolas Florian avec une première sortie honorable ; mais la situation n’est pas moins difficile pour Chantal Bourragué dans la 2ème circonscription - notamment en raison de Bruges passée à gauche lors des présidentielles - car, en regardant les chiffres, elle dispose de très peu de réserve de voix. Décidément, ce seront les abstentionnistes du premier tour qui risquent de faire la différence .

Alain Juppé a présenté une analyse du scrutin en tout point semblable à la direction de l’UMP à savoir que l’UMP et le PS sont au même niveau et que ce n’est pas le raz de marée. Il a reconnu par contre une forte poussée en Gironde et en Aquitaine du Parti Socialiste qui, pour lui, s’explique par le fait que ce parti tient tous les leviers et qu’il a une attitude clientéliste. Ensuite ce sont les candidats et leurs suppléants qui se sont exprimés.

Patrick Bobet, Chantal Bourragué, Alain Juppé, Nicolas Florian et Maribel Bernard
photo Bordeaux Gazette - Bernard Lamarque

Chantal Bourragué a avancé qu’avec autant de candidats, il existait une difficulté de mobilisation. Cependant, il apparaît qu’il y avait 11 candidats sur la 1ère circonscription et 12 sur la 2ème. Si on regarde de près l’arithmétique, elle n’est pas très favorable à cette dernière et seule une mobilisation massive du Front National lui permettrait de conserver son siège. Elle évoque aussi une capacité de gagner car les électeurs sont restés chez eux et, sur certains bureaux, on trouve jusqu’à 50% d’abstentions, le taux dabstention sur la 2ème circonscription étant de 41,76%. Pour sa part Patrick Bobet a parlé de "chasse au gaspillage de voix" en rapport avec ces bureaux à très faible participation. Nicolas Florian a dit qu’il était candidat pour aider à 100% le maire de Bordeaux et il précise que les gens qui viennent s’installer à Bordeaux le font pour la qualité du vivre ensemble, parce que c’est une ville qui bouge, une ville qui avance et il ne faudrait pas donner un coup d’arrêt à cet élan. Comparez Bordeaux à un village gaulois équivaut pour lui à considérer que l’on n’a pas le droit de voter Juppé et que les arguments de ses adversaires sont un écran de fumée. Pour Maribel Bernard : "l’abstention me frappe et m’ennuie car c’est laisser la place à d’autres de choisir pour eux". Le mot d’ordre général est donc de faire la chasse aux abstentionnistes qui sont, du reste, suffisamment nombreux pour inverser les résultats dimanche prochain.

Ecrit par Bernard Lamarque

Co-fondateur et rédacteur en chef de Bordeaux Gazette


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