Electorale

A la suite de 2014 qui a vu le parti majoritaire prendre deux "roustes" électorales mémorables, l’année 2015 s’annonce du même tonneau électoral, le pouvoir en place fait consciencieusement le lit de Marine Le Pen depuis qu’Hollande est aux manettes. Bien sur, des voix s’élèvent pour dénoncer la très possible arrivée au pouvoir de cette dernière mais le peuple en a assez de payer les pots cassés de la politique allemande de l’Union Européenne et devient sourd. Le Président veut donner un coup de jeune à la France mais ce sera plutôt un coup de jeûne et d’abstinence pour les français en attendant deux nouvelles déroutes électorales. Il pourrait se faire que les cantonales soient bien moins catastrophiques dans la mesure où il y a encore une personnalisation du scrutin avec des conseillers généraux liés à un territoire clairement identifié. On sait très bien que les scrutins les plus suivis sont ceux qui sont les plus personnalisés comme les municipales et la présidentielle. Si en milieu urbain le conseiller général est mal identifié en terme d’action, de territorialité voire de personnalité, par contre on sait très bien qui il est en milieu rural et quels sont ses pouvoirs. Le scrutin qui s’annonce hyper catastrophique est celui des régionales qui avec le nouveau découpage de tripier à la petite semaine va donner quatre voire cinq régions au parti Bleu Marine comme si on avait voulu le faire exprès. Plus près de nous dans le temps un autre scrutin va être décisif pour l’Europe avec les élections législatives (fin janvier) en Grèce car même si le parti Syriza a mis un peu d’eau dans son vin, il risque de mener la vie très dure aux instances européennes pro-allemandes. Le plus amusant de l’affaire c’est que le leader de Syriza est député européen et on peut penser que pour la critique de la politique européenne on a à faire à un orfèvre en la matière. Ce n’est peut être que le début d’un vent de contestation qui risque de faire tâche d’huile et enfin de mettre la panique dans "l’oligarénarchie" qui nous gouverne avec les trahisons qu’on lui connait, car il y a un niveau de mensonge qui n’est plus tolérable. Un autre scrutin qui se déroulera en Juin à Poitiers fait serrer les fesses au petit monde parisien qui nous gouverne car si la politique menée par le capitaine de pédalo et son moussaillon qui n’a jamais pesé que moins de six pour cent dans les rangs du parti socialiste était mise en minorité, on serait face à une grave crise de régime. Ainsi 2015 s’annonce comme une année électorale de tous les dangers pour le pouvoir en place et son centralisme démocratique.

Ecrit par Bernard Lamarque

Co-fondateur et rédacteur en chef de Bordeaux Gazette


Recherche

Nous suivre

Vous pouvez nous suivre sur les différents réseaux sociaux ci-dessous!


Newsletter!

Recevez directement le nouvelles actualités de Bordeaux Gazette.

Sur le même sujet

Bordeaux Gazette Annuaire

Petites Annonces Bordeaux Gironde

Nous suivre sur Facebook

Agenda