Libourne

Fest’Arts s’installe dans une nouvelle logique

Une nouvelle géométrie est en train de s’imposer pour cet incontournable de l’été des Arts de la rue et c’est celle qui présidera aux futures éditions dans lesquelles chacun retrouvera ses repères.

Bien sûr si vous avez manqué une ou deux éditions de Fest’Arts vous ne retrouvez plus la Centrale là où elle était car les aménagements de l’école Jean Jaurès ont bouleversé la donne, tout bourdonnait à partir de ce centre névralgique bruyant et vibrionnant ouvert sur l’extérieur, rue Jean Jaurès à proximité de la rue Gambetta. Maintenant c’est dans la cour de la médiathèque que l’accueil est organisé et les habitudes ont la vie dure, certains s’étonnent encore du changement de lieu, mais le changement c’est la seule chose permanente dans la vie comme l’a si bien démontré Paul Watzlavick. La cour de la Médiathèque est un lieu entièrement fermé n’ajoutant pas de dynamisme autour de lui sinon sur la petite place devant son entrée, loin de la rue principale. Il a fallu trouver un nouveau lieu pour que les visiteurs puissent se restaurer et l’espace situé face à l’école Jean Jaurès , le Parking Madison Nugget’s entre rue Jean Jaurès et rue Michel Montaigne a été tout trouvé, il rempli bien son rôle mais il est bien difficile d’y donner un spectacle car priorité aux tables et aux bancs pouvant accueillir convives et professionnels de la restauration permettant ainsi d’avoir une offre plurielle et variée sur un seul et même lieu. Autre modification apparente, place Abel Surchamp avec la disparition des gradins A et B démontables mais qui peuvent toujours revenir. L’extension englobante vers les quais qui devient le quai de la confluence, offre un espace nouveau, le tout soigneusement bouclé avec des blocstops les consignes de sécurité imposant un tel dispositif. Il va falloir apprendre à remplir ce nouvel espace.

Installation sur le quai du Général d’Amade

Cette apparente atomisation de la manifestation avec l’inclusion des quais qui est en fait un resserrement sur une bastide entièrement fermée afin de gérer les problèmes de sécurité limite les possibilités d’expression des Arts de la rue dans un sens mais ouvre des possibilités dans un autre. Si a un moment "Fest’Arts" cela a été jusqu’à six jours de manifestations en irriguant au delà de la ville avec les "Préalables" des communes du Libournais, les événements ont obligé à réduire la voilure et à se resserrer sur un périmètre bien déterminé pour les raisons de sécurité que l’on connait. Le changement d’affectation de la cour de la Médiathèque a amputé d’un espace de représentation non négligeable le Festival qui offrait une superficie de dimensions honorables offrant des possibilités de spectacles plus généreux. Au delà qui ne se souvient du fabuleux "Théatro Gestual de Chile" (neuf ans déjà) qui avait joué les embarras de Libourne sur différents ronds points laissant un public en délire, il faut dire que Dominique Beyly savait prendre des risques qui parfois agaçaient Gilbert Mitterrand mais c’était aux temps de "La rue prend les champs". Aujourd’hui la rue est quadrillée protégée, surveillée rétrécissant le champ de ses possibles mais les artistes sont toujours prêts à se réinventer pour redonner du lustre à ce qui s’étiole. Pour Fest’Arts c’est une dimension différente qui s’ouvre et qu’il lui va falloir domestiquer comme la manifestation phare a toujours su s’adapter, on ne peut douter que le Festival ne retrouve sa plénitude.

Ecrit par Bernard Lamarque

Co-fondateur et rédacteur en chef de Bordeaux Gazette


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