Villenave d’ornon
Après quatre semaines de fermeture, c’est un "Hippo" entièrement relooké après celui de Paris Bastille qui a réouvert ses portes à Villenave d’Ornon pour le plus grand plaisir d’une clientèle qui a répondu présent en ce premier jour.
Ils devaient piaffer d’impatience ces clients de l’Hippo car le premier jour de réouverture pour ce restaurant de la rue André Bourvil à Villenave d’Ornon on a assisté au retour de quatre vingt pour cent du chiffre de clientèle par rapport à ce qu’elle était avant la fermeture. Pour cette réouverture Paul-François Houvion, directeur de la franchise Hippopotamus était présent et il a fourni des réponses à des questions rarement évoquées comme l’origine du nom Hippopotamus qui sous l’effet de la notoriété est devenu Hippo. Cette appelation vient des Etats Unis qui ont failli manger de la viande d’hippopotame quand les bisons ont été décimés et ou un aventurier a imaginé importer des hippopotames pour les élever et founir de la viande pour les américains qui en avait grand besoin. A proximité du lieu où devait être importé et élevé les animaux un petit restaurant de "burger" y avait pris le nom d’Hippopotamus et s’était implanté, un français malin de passage ayant repéré l’affaire rentrant en France a déposé le nom et a ouvert un restaurant à Paris sous ce patronyme mais jamais personne n’y a mangé de la viande d’hippopotame la aussi. La part américaine de cette histoire est raconté dans un petit livre de 116 pages des éditions du sous-sol : L’Hippo d’Amérique. Un reportage, par Jon Mooallem, trad. de l’anglais (Etats-Unis) par Hervé Juste et Marc-André Sabourin.
Lors d’un interview mené par Vincent Pompougnac en octobre 2016 Paul François Houvion déclarait : "Hippopotamus, c’est une enseigne qui existe depuis 1968 et qui, depuis, a connu des hauts et des bas. Sur son créneau, c’est un leader qui s’est un peu endormi, c’est pourquoi une évolution du concept nous a paru nécessaire. L’enseigne a désormais atteint un taux de notoriété d’environ 90 % en spontané, 96 % en assisté et 100 % quand elle est implantée dans une zone géographique. Avec 186 restaurants dont 88 en franchise, c’est une véritable mécanique de précision, c’est pourquoi il lui faut aussi un concept que l’on peut adapter en fonction de la clientèle sur la zone de chalandise. Pour mettre au point le nouvel Hippo, nous sommes partir d’un constat : c’est que le consommateur d’aujourd’hui n’est pas unique et surtout, qu’il n’est pas le même en fonction du moment de la journée : le midi, il a envie d’un service efficace mais le soir, il veut passer moment agréable ; en semaine, il mange plutôt seul ou en mode business mais le week-end, il vient en famille, etc." On a pu constater l’évolution de ce nouvel Hippo ou la viande reste traditionnelle qu’elle soit bleue, saignante, à point ou bien cuite qui maintenant privilégie la plancha pour ses cuissons mais la carte s’ouvre à d’autres spécialités avec la cuisine au wok qui permet de préserver les saveurs.
La nouvelle carte de l’Hippo permet de satisfaire toutes les envies avec un petit déjeuner servi 7 jours sur 7 avec deux formules soit "Réveil en douceur" soit "Réveil Gourmand", la possibilté d’une pause gouter ou d’un Afterwork qui se dévoile sous forme de tartines ou assiettes à partager, coktail ou verre de vin pour accompagner, histoire de terminer la journée. Maintenant le dimanche c’est le brunch pour les lève-tards qui peuvent se faire servir, et pour ceux qui viennent pour le repas la Jolie Cocotte qui est le plat mijoté pour marier saveurs d’antan et modernité. Pour cette réouverture Denise Croze conseillère municipale était présente au titre de sa mission emploi et commerce pour la mairie de Villenave et elle a beaucoup échangeé avec les présents que ce soit Aurélie Lory, responsable marketing ou la directrice de l’établissement Brigitte Pivert. L’établissiment Hippo de Villenave n’est pas un établissement franchisé car sur les 188 établissements portant le nom cinquante pour cent sont franchisés comme l’a précisé le directeur de la franchise. Le chef de cuisine de cet l’établissement est Olivier Menard qui dirige ses collaborateurs dans une cuisine totalement vitrée côté salle et vous pouvez suivre la cuisson de votre viande si vous le désirez sur les planchas qui sont derrière les vitres. Pour mémoire et pour l’instant la Métropole héberge cinq Hippopotamus (4 en propre et 1 en franchise) et ce n’est surement pas terminé.

Ecrit par Bernard Lamarque
Co-fondateur de Bordeaux Gazette
Recherche
Sur le même sujet
Bordeaux Gazette Annuaire
