Bordeaux
Avant la fin du mois d’août, le championnat aura repris ses droits avec la réception de Toulouse dès le samedi 24 août sur la pelouse de Chaban et dans la foulée la réception de Toulon le 31, un Toulon qui vient dès ce samedi pour un match de préparation.
Pour Christophe Urios, il ne s’agit pas de brûler les étapes mais de les franchir au rythme ou elles se présentent même si aujourd’hui on sent une certaine hâte à revenir aux affrontements terrain. Une certaine fébrilité se fait jour au moment de remettre ça même si ce n’est qu’une rencontre de revue d’effectif ce samedi. On verra défiler de nombreux joueurs sur la pelouse de Chaban aussi bien d’un côté que de l’autre, tout en sachant que la fine mouche Urios à déjà plus qu’un embryon d’équipe dans la tête. A la faveur de ces Bacchus il a pu repérer ce qui fonctionne bien en précisant qu’il a vu les choses évoluer et que progressivement des stratégies se sont mises en place. Le manager général mise beaucoup sur l’humain et sur le contact avec l’environnement, c’est le côté surprenant de voir les joueurs après l’entrainement aller serrer la main du public présent pour suivre la séance. Il est indéniable qu’il est en train de tisser des liens forts entre le public et les joueurs comme on pouvait en vivre à une époque ou à la fin des matchs aux Ponts-Jumeaux, Walter Spanghero encore maculé de boue venez tailler la causette en short crampons à la main après le match avant de passer à la douche. Je ne sais si on en arrivera là à Chaban mais ce qui est sur c’est qu’à Bègles cela se met en place progressivement et quel changement fondamental par rapport à l’an passé ou Teague dans le huis clos faisait passer toute son angoisse sur les joueurs. A approcher Urios on le sens inébranlable, il inspire la confiance même s’il concède qu’aussi bien que lui, les joueurs de l’UBB ont mal terminé leur saison, il faut se tourner vers le positif et pour lui ce match va faire basculer l’UBB dans une nouvelle phase.
- Echange joueurs avec le public
Pour lui quel que ce soit le match, un match est un match et qu’on doit le jouer pour le gagner, laissant suggérer qu’il n’y a pas de petit match et seul l’objectif de victoire est envisageable. La logique semble être la suivante : on joue pour gagner, pour faire plaisir au public, pour se faire plaisir et c’est la seule philosophie possible mais cela demande du travail, beaucoup de travail, beaucoup d’investissement personnel et de solidarité. Ce match doit apporter son lot d’enseignements sur l’état d’esprit et la volonté des "troupes", sur l’état physique. Du reste aussi bien dans les propos de Laurent Delboulbes que ceux de Maxime Lucu on sent la même détermination marquée de la volonté de vaincre, Delboulbes précisant "si on y va les mains en haut du guidon on va se faire rouler dessus car Toulon reste Toulon", Maxime mettant plus le focus sur le turn over qui va présider à la rencontre. Ce qui transparaît chez Laurent Delboulbes c’est cette envie de revanche avec cette mauvaise fin de saison et il pense que les joueurs doivent cette revanche aux supporters cette année. Mathieu Jalibert pour sa part reste quand même tourné vers le niveau de performance que ce soit le sien ou celui de ses coéquipiers car pour lui, il a peu joué la saison dernière et il avait du mal à se situer dans le système Teague et reste avec le regard tourné vers l’équipe de France , car comme il dit "quand on y a goûté, on a envie d’y revenir". Sur ce match Urios reste prudent car même si on joue pour gagner, il ne fera pas un drame mais c’est important de gagner car cela donne de la confiance. Réponse, samedi vers 21 heures à Chaban.

Ecrit par Bernard Lamarque
Co-fondateur de Bordeaux Gazette
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