Talence

Le Reggae Sun Ska aura-t-il lieu à Talence l’an prochain ?

C’est la question qui va se poser après cette première édition sur le domaine universitaire et elle est de taille. Certes il y a bien eu quelques dérapages sans trop de casse mais sera t il acceptable pour l’autorité universitaire de voir son nom mêlé à ce genre d’incidents sur son domaine. Il semble que cela soit envisageable sinon encore une fois le Reggae Sun Ska pourrait se trouver SDF.

Si le bilan est mitigé pour la presse et surtout en terme de fréquentation où les objectifs n’ont pas été à la hauteur espérée avec pour la première fois quatre jours de Festival. Le record d’affluence de 2012 tient toujours. La vrai question est de savoir si le Domaine Universitaire va accepter de continuer à héberger la manifestation qui dans l’ensemble s’est plutôt bien déroulée à quelques détails près. Il a fallu tout le poids d’Alain Rousset et de Vincent Feltesse pour faire admettre le Reggae Sun Ska sur le Domaine Universtaire face à une administration qui n’était guère enthousiaste. On peut se demander, si à l’aune du bilan de cette édition 2014 qui sur le plan de la tenue générale peut être considérée comme correcte voire bonne, la question du lieu ne ve pas encore se poser pour l’édition 2015.

Les tous derniers s’en vont
photo Bernard Lamarque-Bordeaux Gazette

Aujourd’hui Vincent Feltesse ne pèse plus rien sur la CUB en tant que modeste conseiller municipal de Bordeaux et le crédit d’Alain Rousset est entamé sur le plan local avec la perte de Pessac par Jean-Jacques Benoit. Les meilleurs atouts du festival sont à l’évidence l’efficacité de ses bénévoles et la bonne tenue des festivaliers. Il semble bien que les cartes seront rebattues et que la suite ne soit pas encore acquise, le dossier reste cependant très défendable dans la mesure ou comme le souligne un employé du festival "les festivaliers se sont mieux tenus qu’à Pauillac" et ce n’est pas uniquement dû à la pause de onze kilomètres de barrières. Il sera cependant pratiquement impossible de trouver des solutions aux nuisances sonores. Quand on voit que le nouveau stade travaille à son isolation phonique avec un bruit résiduel de 50 db à 500 mètres pour les soirs de manifestations sportives ou de concerts, on est bien au delà de cette contrainte pour ce festival, mais il ne s’agit que de quatre soirs par an. Il faudra peut être aussi repenser l’organisation de la circulation autour du site et mieux délimiter les sens et les périmètres et juguler un stationnement parfois anarchique.

Restitution du site à l’identique
photo Bernard Lamarque-Bordeaux Gazette

L’écueil majeur restera bien sur l’hébergement car il faudra peut être augmenter la surface disponible de campement, d’autant qu’ il restera toujours une poignée d’irréductibles qui ne voudront pas être parqués, ni même mettre la main à la poche. Discipliner une foule qui ne veut pas trop se laisser discipliner est un pari audacieux mais c’est sûrement ce que devra tenter l’organisation. Jusqu’ou pourra t elle aller en terme d’encadrement et de moyens sans altérer profondément son équilibre économique sera aussi une importante question . Des leçons pouvant être tirées de cette première édition il semble qu’avec quelques ajustements tenter une deuxième édition pour voir si la transplantation peut réussir est fort possible. Dans l’intérêt du Festival il serait bien que cette deuxième édition réussisse sans avoir à utiliser trop de médicaments anti-rejets.

Ecrit par Bernard Lamarque

Co-fondateur et rédacteur en chef de Bordeaux Gazette


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