Bordeaux

Paul Daniel, un grand chef, digne d’un orchestre (ONBA) transcendé !

A l’auditorium, les 26 et 27 septembre 2013 « Pour un coup d’essai, ce fut un coup de maître » disait CORNEILLE, si mes souvenirs sont exacts.
Ces deux concerts d’ouverture de la saison 2013/2014, inaugurant la prise de fonction du nouveau directeur musical de l’ONBA, Paul DANIEL, chef d’orchestre britannique, vont, à mon sens, marquer les débuts d’une ère faste pour notre excellent orchestre, pour son public, pour le rayonnement culturel de Bordeaux.

Oui, je vous parlerai aujourd’hui davantage des interprètes que des œuvres, laissant aux exégètes de tout poil le soin de vous les décortiquer.
Disons toutefois qu’il s’agissait, en ce concert, d’œuvres majeures , PURCELL ( Music for the Funeral of Queen Mary / 1695) et surtout MAHLER (Symphonie n° 2, Résurrection/ 1894).
Pourquoi privilégier les interprètes de ce concert ? Parce que j’ai assisté, le 27 septembre, à une prestation digne, je le crois, du niveau international et que ce fut pour l’ouïe et la vue de SARASTRO, un régal musical de gourmet.

Le chef, Paul DANIEL :
je connaissais son nom, je ne connaissais pas l’artiste ; rassurez-vous, je me suis informé depuis sa nomination. C’était cependant la première fois que je le voyais diriger. Qu’ai-je vu et entendu ? Un grand chef, économe de ses gestes ( pas de grands moulinets inutiles !), d’une précision absolue sans préjudice pour la sensibilité interprétative, une autorité souriante communiquée aux interprètes , capable de déchaîner le tonnerre dans l’orchestre comme d’obtenir des « pianissimi » aériens avec un minimum gestuel. J’ose dire qu’il ma rappelé son grand et célèbre confrère Lorin MAAZEL ; j’espère que la comparaison lui plaira et cela donne des résultats.

L’orchestre :
Intrinséquement , l’ONBA est un excellent orchestre. Il a besoin, comme tous les orchestres, quelle que soit leur réputation, de ressentir pour celui qui le dirige du respect, de l’admiration, du consentement. Tout se passe aux répétitions. Là s’établit le contact. Là se construit l’interprétation créatrice, faite de technique, de sensibilité, d’adhésion. Le travail des répétitions a payé. L’orchestre, en son entier, est à féliciter. Les solistes aussi, du violon solo aux cuivres en passant par la petite harmonie. Paul DANIEL a fort justement fait saluer l’orchestre et ses solistes.

Les cantatrices :
 Nathalie STUTZMANN Henriette BONDE-HANSEN Je ne doute pas que Paul DANIEL, comme la plupart de ses grands confrères, n’ait été déterminant dans le choix des deux chanteuses de ce concert. Il jouait sur le velours ! Mesdames Nathalie STUTZMANN (contralto) et Henriette BONDE-HANSEN (soprano) sont non seulement de réputation internationale mais encore, elles connaissent admirablement les œuvres au programme de ce concert, notamment la 2ème symphonie de MAHLER où chacune dans sa tessiture a participé à l’exécution merveilleuse de ce chef d’œuvre. Je ne suis pas prêt d’oublier Madame STUTZMANN dans « Urlicht » (lumière originelle) et sa somptueuse voix d’alto ni Madame BONDE-HANSEN dans le finale « Im tempo des scherzo », soprano délicieuse, annonçant dans l’ouvrage, la Résurrection.

Les chœurs : Il en faut d’excellents pour cette symphonie de MAHLER. Le chœur de l’Opéra National de Bordeaux Aquitaine, associé au célèbre Orfeon Pamplones, a été à la hauteur de l’ensemble, ce qui suppose un remarquable travail préparatoire effectué par les deux chefs de chœur. Le talent de Paul DANIEL a fait le reste ; ce fut d’une évidence totale, notamment lors de l’entrée « pianissimo » du chœur céleste (tu ressusciteras) au début du finale.

La fin du concert fut saluée par le public d’innombrables rappels ; à l’orchestre, au diapason (si j’ose dire !), les archets des cordes claquèrent sur les pupitres, l’harmonie applaudissant à tout rompre. Oui, je crois, que dis-je, je suis sûr, qu’une page enthousiasmante s’ouvre pour l’ONBA avec Paul DANIEL à sa tête. Si je me suis trompé, qu’on me pende haut et court !
Rappel : Les deux prochains concerts de l’ONBA dirigés par Paul DANIEL auront lieu à l’auditorium le mercredi 9 octobre (20 H) et le vendredi 11 octobre (19 H) avec un super programme WAGNER.

A noter  : L’Orchestre National Bordeaux Aquitaine s’est couvert de gloire aux Chorégies d’Orange dans le « Bal masqué » de VERDI avec Alain ALTINOGLU au pupitre. Cela a été souligné par plusieurs journaux nationaux et j’ai pu moi-même le constater.

Ecrit par Sarastro


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